ACTE DEUXIEME
MH-.e REMOUSSIN.
Oh!
REMOUSSIN.
S'il n'y avait que ça! Mais pendant quinze jours, je vais être la risée de tout Paris... on va dire que c'est toi le député ; les joarnaux de caricatures te représenteront avec mes insignes et moi, à la maison nettoyant la marmaille.
Mme REMOUSSIN.
Mais, mon ami, moi je croyais qu'étantla femme d'un député comme toi...
REMOUSSIN, s'asseyant à gauche.
Hé ! Je n'avais pas encore fait mon discours I Après ?
M^e REMOUSSIN.
Après.. . on m'acondaite chez le commissaire de police... heureusement j'avais des papiers... il m'a relâchée après avoir dressé mon procès-verbal... et Hagarde tes insignes.
C'est ma carrière brisée !... A Paris, le ridicule tue un homme si tu ne sais pas ça... si jamais je m'avise de vouloir remonter à la tribune on va encore rire comme la première fois. . . Etcomment en sortir. . . comment?
U^''- REMOUSSIN, allant à lui.
Va voir le ministre.
REMOUSSIN.
D'al)ord, il ne me recevrait pas.
i)2 L HNORENAGE
M "6 UEMOUSSIX.
Si. Il l'attend.
REMOUSSIN.
11 m'attend?
M"ie RE .VOUS S IN
C'est lui qui a le dossier de l'affaire. Il est prévenu.
REMOUSSIN.
Par qui ?
Mine REMOUSSIN.
Par un ami de Lecardonnel. . . Vas-y.
REMOUSSIN.
Jamais.
Si.
REMOUSSIN.
Non
Mme REMOUSSIN.
Ecoute, Alfred, ce n'est pas pour moi que je te demande d'y aller.... Évidement, la prison... ce serait dur, enfin !... Mais toi...
REMOUSSIN, à demi convaincu.
Et mes électeurs !
REMOUSSIN, prenant un parti résolument.
J'y vais !
M^s REMOUSSIN.
Merci I
Elle Fembrasse.