SCÈNE VII M"i= REÀIOUSSIN, REMOUSSIN
M™" REMOUSSIN.
Eh bien!
REMOUSSIN, rayonnant.
Ch... armant! 11 a été ch... armant!
M"'' REMOUSSIN.
C'est arrangé !
REMOUSSIN.
Tout!
M"" REMOUSSIN.
Vrai ?
REMOUSSIN.
Il a lui-même jeté le dossier au feu devant moi.
M'"'' REMOUSSIN.
Ah! que je suis contente...
Ce n'est pas du tout l'homme qu'on croit, tu sais; mais pas du tout, pas du tout. C'est curieux comme on se fait des idées en province...
Mme REMOUSSIN.
Qu'est-ce que je te disais !
REMOUSSIN.
Et il a fait cela avec un tact... un esprit !... H
/iZ l/KXGRKNAG!!:
paraît que tu as dit au commissaire de police que j'allais dîner tous les dimanches à la préfecture et que je le ferais révoquer.
Mme REMOUSSIN, confusc
11 a été répéter cela, cet imbécile ?
REMOUSSIN.
c'était sur le rapport. Le ministre en a ri... mais comme un galant homme... Tu ne peux pas t'imaginer : il est charmant ! ch... armant ! (Avec im sourire d'homme suixTieur. ) Entre nous, je crois que l'annonce de mon interpellation l'avait un peu inquiété...
M™e REMOUSSIN.
Tu la retireras.
REMOUSSIN.
Pour qui me prends-tu ?
M^ne REMOUSSIN.
Comment ?
REMOUSSIN.
Il faut que je te raconte tout en détail,
M^c REMOUSSIN.
C'est cela.
REMOUSSIN.
J'arrive au ministère, je fais passer ma carte, et tout de suite l'huissier me fait entrer dans un petit salon où le ministre lui-même vient me chercb"er... J'ouvre la bouche pour expliquer mon affaire, il ne m'en laisse pas le temps et me prie de te présenter ses excuses pour l'inconvenance du commissaire.