‹ L'engrenage; comédie en trois actesChapitre 66 sur 84 · ACTE TROISIÈME H · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME H

J'ai descendu toute la pente, et j'ai passé tout entier dans l'engrenage, comme vous dites, et vous avez bien deviné, vous, qu'avec quelques flatteries et quelque habileté, on me ferait accepter le chèque ! Maintenant, en efTet, je suis à votre niveau, et j'avais tort, tout à l'heure, de vous insulter. (S'exaltant.) J'en suis là, moi, Rémoussin, à attendre la Cour d'assises et la prison !... Et je ne puis rien faire, rien qu'attendre les gendarmes qui vont venir me mettre la main au collet comme à un voleur, oui comme à un voleur! (Il pleure.)--. Un voleur, moi l... Je demande pardon!... Je demande pardon.

Il sanglote.

MORIN, touché.

Mon pauvre Rémoussin... voyons, voyons !... Ne vous désolez pas comme ça, vous allez vous rendre malade! Et puis après, vous serez bien avancé, n'est-ce pas... Du courage, voyons... tout n'est peut-être pas perdu... Lecardonnel va arriver d'un moment à l'autre, et peut-être nous apportera-t-il de bonnes nouvelles... Je vais au devant de lui ? Venez-vous avec moi ?

REMOUSSiN.

Non. Allez seul.

MORIN

Je vais vous envoyer madame Rémoussin.

REMOUSSIN.

Non... ma fille, plutôt.

Il sort. Apres un temps, entre Léonic.

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