ACTE TROISIÈME
Les journaux ne sont pas encore en vente... Allons-y.
Entre Taulard affolé.
M'sieur Remoussin ! Savez-vous... Savez-vous ce qu'on a fait... au Réveil... On a... on a aftlché une lettre... avec votre signature... Voas avouez?
REMOUSSIN.
Oui je vous avais menti tout à l'heure. J'avoue.
MORiN, après un silence général allant chercher sa canne et son chapeau.
Mon cher ami, vous m'excuserez, si je vous quitte aussitôt, mais j'ai beaucoup à faire...
REMOUSSIN.
Je devine. Vous avez peur de vous compromettre en restant auprès de moi. Allez, allez, Morin. J'envie votre tranquillité de conscience.
TAULARD.
Bravo, monsieur Morin,
REMOUSSIN.
11 n'est pas plus innocent que moi.
TAULARD.
Cane me regarde pas!... Qu'est-ce que je vais devenir, moi, qui vous ai défendu !... et qui comptais me présenter au conseil municipal !... C'est point d'avoir touché, que je vous reproche, c'est d'avoir été assez bête pour vous laisser prendre...
MORIN
Venez, Taulard, venez...
TAULARD.
A revoir !...
(Il sort).
MORIN
Vous na'excuserez, Mesdames. Dites-moi, Lecardonnel... et la demande des ouvriers?...
LECARDONNEL.
Répondez-leur ce que vous voudrez.
MORlN.
Vous savez que l'agitation va en augmentant ; des bandes parcourent les rues... Si je ne leur rapporte pas une parole favorable, je ne réponds de rien, surtout après ce qui vient de se passer.
LECARDONNEL.
Je m"en moque,
MORIN
Enfin !... Je vais toujours leur faire quelques promesses. Au revoir.
REMOUSSIN.
Bon voyage.