RP
ARS ram V2.
— : em np ee ane 2 de VER mms; Ee Brie es ni ts à RAD SA à Ses BETETE, rois … nn DO mDEE in à 3e à me Lit En rose DENTS = ” Va - æ…. HE v — mn LT eh te rs Ts pe PERL ee CE ÉD tree pure EL . £ L RÉ T 2 Ce > a : ire F = —p A -hch PR as En TS PT age rer eh era Eee AT ENT é eAT er LA - per . =. SEL à ut VE SD = ches — } ns — * ‘ Let ma nd nee — mNSE RARES TITRES TANT LT 5 DARPPE EP > 4 , toveneeenté id j ” > 7 à rm Le 22 as (HN re dater ere ; ; m L | | , ss pe — mc v re “#18 + nd bre + + Pur peer res 2 > Lo : 2 dé sé £ #: N#-: U avez N Pere s Hagen À a 2 J LE £ NN. ERP UE 2 Le £ Sort DRE 4 Pres «1 we à Len 5 LAN, L Le EUR '. Lait R : ee "en cr nee ù “+ Là > és v TN 1 € L ' Î D agir “4
a LE RÉ ÉE r) ee 58 LA EM + PR
ne songe pas à attaquer la France ! Sommes-nous donc revenus à 1875? N’aperçoit-on pas tout l’artifice des colères qui grondent dans les deux langues, tout le clinquant de coupables polémiques qui s’évertuent dans l’imaginaire? À quoi bon construire dans l’irréel, alors que toute la matière du vrai est contenue dans la réalité connue? L’empire allemand, orgueilleux de sa jeune force, gonflé, au lendemain du triomphe, d'une vanité de parvenu, se rengorgeait devant ses usines fumantes et ses coffres qui s'emplissent; appuyé sur ses armées, fort de sa marine toute neuve et plein d’une méprisante confiance, 1l se croyait maître de l'Europe, il se voyait maître du monde; il avait près de lui, autour de lui, sous lui, deux alliées, dont l’une, s’il en était besoin, immobiliserait sur les Alpes une armée française, dont l'autre troublerait la mobilisation russe et contiendrait les soldats du tsar; à l'extrémité de l’Europe, la Turquie amie, sinon alliée, la Roumanie affiliée, formaient comme une arrière-garde, la queue du dragon dont la gueule promène ses flammes des Vosges à Héligoland; et, sûr que nul n’oserait l’attaquer, n’éprouvant pas, lui non plus, d'envie belliqueuse, il se reposait dans son assurance, mais, selon sa méthode, servant la paix dans le fracas des épées.
Soudain, tout change. Il se croyait à la tête d’une trinité : il se retrouve seul. L’Autriche, dé-
sormais obligée de penser à son salut, de monter la garde sur sa propre frontière et de compter les pulsations des races qui s’agitent en elle, lui manque; l'Italie, toute à sa nouvelle conquête et à l’organisation de son vieux rêve méditerranéen, l'Italie, obligée désormais de ménager l'Angleterre et la France, ne lui donnera pas un soldat, il le sait. La Triplice n’est plus qu’une façade; il est, à lui seul, toute la Triplice. Derrière l'Autriche, qu'il voyait à Salonique, maîtresse du flot slave, mais qui déjà sent le cadavre, il aperçoit, par un de ces retournements historiques qui présagent les grandes catastrophes, la figure de son vieil adversaire, dont 1l n'attendait pas la venue si tôt : comment s'étonner qu'un frisson l'ait saisi, qu’en toute hâte 1l forge des épées, coule des canons, appelle aux armes ses enfants? Menace-t-11? Ce n'est pas cela. Mais il appréhende, lui, le superbe, d’être réduit quelque jour à se défendre, et il se prépare à la dure nécessité. L'Empereur, s’exprimant récemment à déjeuner, devant des familiers, leur disait : « Je ne puis plus compter sur l'Autriche; l'Italie est une fille : je suis seul. »
Ce n’est pas demain, sans doute, que germanisme et slavisme risquent de se heurter dans la suprême partie, et, du reste, ceux qui pensent que la force décisive de l'avenir sera celle du droit, gardent l'espoir que cette compétition historique