‹ L'énigme de CharleroiChapitre 21 sur 53 · CONSTITUTION DE L'ARMÉE DE L'OUEST · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE L'ARMÉE DE L'OUEST

l'Ouest. Celui-ci les cache ave" un soin jaloux jusqu'aa ig.

le roip? de cavalerie Sordet, oui a battu toute la Belgique, n'a apporté aucune donnCe certaine : on croit plutôt au b^uf/. Les années allemandes sont touiours immobiles, voilées par le rideau mouvant et impénétrable de leur nombreuse cavalerie.

Cependant, un fait précis apporte, le 15, quelque lumière. Les troupes de couverture de l'armée von Hausen tentent de forcer la Meuse à Dinant : ce coup de sonde donne à penser que les armées allemandes n'ont pas pour objectif seulement la vallée française de la Meuse et qu'elles chercheront à déboucher plus au Nord, peut-être dans la direction de Maubeuge.

Immédiatement les précautions sont prises. Elles consistent, — pour parer à une éventualité encore incertaine, mais qui se précise, — ■ à constituer, dans cette région, une puissante armée capable de faire tête à la manœuvre allemande si elle se manifeste dans cette direction. Une fois les mesures prises pour l'offensive à l'Est, l'attention du haut commandement français se porte presque uniquement vers le problème de l'Ouest,

Jusqu'à la date du 15, l'armée Lanrezac gardait le débouché des Ardennes, avec mission éventuelle de foncer sur les armées cachées dans cette région.

C'est le 15 que cette armée reçoit l'ordre de s'élever sur le territoire belge dans la direction de Namur ; c'est également le 15 que le 18^ corps, rattaché jusquelà aux armées de l'Est et en réserve vers Toul, reçoit l'ordre de s'embarquer pour se porter sur la Sambre ; c'est du 13 au 16 que les divisions d'Algérie, antérieurement dirigées vers l'Est, sont acheminées vers la

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région de Chimay où elles débarquent ; c'est le i6 que le général d'Amade reçoit l'ordre de quitter le commandement de la région de Lyon pour se rendre à Arras et y constituer une armée nouvelle.

Dès lors, aussi, l'armée britannique, débarquée en Thiérache, combine son mouvement avec celui des armées françaises et se prépare à rejoindre la Sambre ; le groupe des divisions de réserve, commandées par le général Valabrègue, qui a organisé, pour la défensive, la région de Vervins, va se porter dans cette même direction.

Ainsi se trouve prévu et créé un front compact, s'étendant de Dunkerque à Dinant.

Mais l'on ne sait rien encore de certain sur les projets du commandement allemand : celui-ci couve son piège et sa surprise. Dans le doute qui subsiste, le commandement français se tient prêt en vue de deux h57po thèses.

De deux choses l'une : ou les armées allemandes déboucheront sur la Meuse moyenne ou plus au Sud encore, et, aloré, les armées françaises du Centre, secondant l'offensive déjà déclenchée dans l'Est, les attaqueront par les Ardennes et, en même temps, les armées de l'Ouest (armée Lanrezac, armée britannique, etc.) entreprendront de tourner l'ennemi par Namur, Charleroi, Mons ; ou bien les Allemands déboucheront au Nord de la Meuse sur Bruxelles et les places du Nord de la France : alors l'armée Lanrezac, l'armée britannique, etc., arrivées sur la Sambre, tenteront de les prendre de flanc pendant leur marche, tandis que nos armées du Centre (3^ et 4® armées) fonceront droit au Nord pour les couper de Metz et du territoire allemand. En un mot, nctre bataille

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