IL EST LIBERTÉ
peu mon caractère ; je me fais moi-même jusqu'à un certain point, car « esprit » est au fond synonyme de « liberté » ; la pensée, c'est l'élément libre qui ne connaît ni les bornes du temps ni les bornes de l'espace. La véritable pensée est maîtresse de ses manifestations, c'està-dire maîtresse d'elle-même. L'esprit produit non seulement sa vie, mais la loi de sa vie.
Nous dirons donc que le principe de l'uni" vers, qui est existence et cause de l'existence, est cause de sa propre existence, cest-à-dire substance ; cause de sa propre substance, c'està-dire vie ; cause de sa propre vie, de sa forme propre, de sa nature, c'est-à-dire esprit, c"est-àdire enfin liberté. Si le premier principe est liberté, nous comprenons qu'il puisse être la cause de ces esprits chétifs et imparfaits que nous sommes nous-mêmes.
Et maintenant, sommes-nous arrivés au dernier point de notre analyse ? Pas tout à fait encore. Il nous faut faire un pas de plus, ce sera le dernier. Cette liberté que nous avons attribuée au premier principe, d'où la tient-il ? L'a-t-il reçue du dehors ou se Test-il donnée à lui-même ? On peut concevoir en efl'et qu'un