‹ L'énigme du monde et sa solution selon Charles SecrétanChapitre 43 sur 124 · DIEU NE S E>' ETONNE PAS · texte numérisé non relu

DIEU NE S E>' ETONNE PAS

Pour tâcher d'éclaircir ce mystère, je prendrai une comparaison. Supposons que je rentre chez moi, par une nuit d'hiver. J'aperçois à côté de la route, dans un fossé, comme un petit monticule sur lequel les flocons de neige viennent s'abattre. Tout est calme et tranquille : il n'y a rien de méchant dans ce monticule. Mais je m'aperçois que c'est un pauvre homme, un ivrogne qui a roulé dans le fossé. Il ne dit rien. Oh! il n'est pas méchant. Alors je le touche, je veux le réveiller. Il grogne un peu et se rendort. Je le secoue davantage et, k mesure que je le secoue, il devient plus méchant, sa bouche avinée profère des menaces, des jurons, des blasphèmes; il se débat... Le mal reparaît en lui parce que je suis en train de le réveiller, pour le ramener à la vie.

De même le rnal radical, tapi au fond de la Créature, frémit, s'insurge et se manifeste au cours de la Restauration. Nous ne devons pas nous en étonner; Dieu ne s'en étonne pas. Gomme une mère penchée sur son enfant malade. Dieu pardonne à sa créature ses sursauts et ses trémoussements convulsifs ; il veut la guérir, il sait qu'il y parviendra.

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