‹ L'enjoleuseChapitre 57 sur 111 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

(La scène reste vide un moment, puis la porte de droite s'ouvre et Armand paraît. Il est en uniforme d'officier français, et porte une décoration.)

AKMAND, puis ALINE ARMAND (seul.)

Le coeur me fait mal ! Est-ce d’être monté jusqu'ici en me cachant comme un. ..dis-le donc !...comme un voleur ? ou si c’est de peur seulement ? Oh ! revoir ma mère, mon père, ma soeur après tout ce qui s'est passé |

DEVOTION 133 ZE Les revoir pour leur dire—s'ils ne savent pas déjà —que leur fils—que ton frère, Aline—est un bandit, un voleur, un...Le pourrai-je? Eh ! il le faut bien maintenant, puisque je suis revenu exprès pour cela...Je veux laver cette tache de boue que je n’ai pu noyer dan: mon sang, là-bas, en Afrique, et je l’effacerai, oui, je l’effacerai, quand je devrais rapporter de cette entrevue avec mon père, une malédiction éternelle. . . Mais ils ne me maudiront pas ! Ils me pardonneront peut-être même, quand ils sauront mes r<mords, mon expiation de là-bas, où je me suis battu cinq ans, moi, le viveur et le boulevardier—et quand le père aura vu cela (montrant sa décoration) sur ma poitrine ! Allons ! il n’y a donc personne ici? (il va vers la porte du fond et regarde) Du monde !...Ah1! je tombe bien, par exemple ! (revenant) Que faire ? M'en aller pour revenir demain ? Non ! Demain je n'oserai plus... (avec énergie) Je reste ! (il va pour s'asseoir, mais se relève aussitôt) Aline !

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