‹ L'enjoleuseChapitre 75 sur 111 · SCENE V JUSTINE, GRIBOIS GRIBOIS (très excité · texte numérisé non relu

SCENE V JUSTINE, GRIBOIS GRIBOIS (très excité

Dis-moi ? l'as-tu vu, Justine ?

JUSTINE Qui ? Madame ?

GRIBOIS Mais non. Le... (il lui parle à l'oreille) JUSTINE A! letire...

GRIBOIS

Mais sapristi, oui, le tire...le tire-bouchon enfin ! C'est ridicule, mais c’est comme ça, pourtant. Ces gens-là vont arriver, et il nous sera impossible d'ouvrir les bouteilles pour les rafraïchissements. . . Dis ? l'as-tu vu ? Sais-tu

où il est ?

JUSTINE

J'ai déjà dit à madame que si vous ne le trouvez pas à la cuisine, c'est qu'il sera probabiement dans la chambre

de M. ‘l'héodule.

GRIBOIS

Dans la chambre de mon fils? Eh! bien, qu’estce qu'il ferait de cela, lui ?

JUSTINE (goguenarde) Il s'en sert peut-être en guise de cure-dents. GRIBOIS (pensif ) Est-ce que mon fils aurait l'audace de se mettre à boire ? JUSTINE

Je ne sais pas s'il boit où s'il na boit pas ; mais ja sais très bien qu'il est par trop joyeux quand il rentre, et

surtout trop...comment dirai-je ? ...trop entreprenant. À ce propos, je vous avertis ‘e je lui flanque un« gifle la première fois qu'il viendra m’agacer.

GRIBOIS

C'est ça, Justine, flanque lui ton pied. . .je veux dire ta main... où tu voudras. Il faut de la morale ici, encore de la morale, toujours de la morale. Ce faisant, tu lui apprendras (distrait) qu'il ne faut jamais se servir d'un tire-bouchon qui ne nous appartient pas.

JUSTINE (à part)

Qu'est-ce qu'il dit >? Il ne pense qu’à déboucher ses bouteilles celui-là. Mais tiens, voilà Théodule qui s'amène. Nous allons rire. En voilà un qui n'est pas près de se marier—même par correspondance ! Ce qu'il est gai ! et fou ! et charmant ! Vous m'en direz des nouvelles.

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