‹ L'enjoleuseChapitre 91 sur 111 · DD HR DS · texte numérisé non relu

DD HR DS

DU MONT de

et

Î à ; an | | ÿ $ | É:

232 L'AMOUR A LA POSTE EE JULES (allant à Desrêves)

Mademoiselle... (à part) Hein ! c'est ça, Uranie? Mlle DESREVES (très vite)

Monsieur. ..C'est vous qui êtes M. Jules Gribois ? J'ai grand plaisir à vous connaître, vous n’en doutez pas ? ous pardonnerez, n'est-ce pas, à une jeune fille la liberté qu'elle prend de venir vous rendre visite ainsi chez vous. Mais voilà si longtemps que vous m'invitiez, et sachant d'ail. leurs que vous étiez avec votre aimable famille, j'ai profité d’un voyage à Montréal pour venir causer avec vous de nos chers projets. . . Je dois vous dire aussi que, ne connaissant personne dans cette grande ville, j'ai l'intention de demander l'hospitalité à madame votre mère pour cette nuit. Vous voulez bien, n'est-ce pas ? Et maintenant causons de nos lettres, des vôtres surtout.

GRIBOIS (à sa femme ; à part)

Hein ! qu'est-ce qu'elle dit? Elle couche ici >

Alors moi, si elle couche, je découche. Voilà ! Madame GRIBOIS (même jeu)

En voilà une histoire ! Mais maintenant qu'elle est ici, il nous faut bien la recevoir.

GRIBOIS

Eh bien, tu la recevras, toi. Quant à moi, je m'en vais. Elle m'agace Uranie. . .elle m'agace déjà. (il av Pour sortir, mais sa femme le retient par son habit)

L'AMOUR A LA POSTE 238 ee

JULES (à Desrêves)

Permettez-moi, mademoiselle. Voulez-vous me faire l'honneur. ..(à part) Il faut pourtant que je sache si c'est bien Uranie, cette vieille fille-là. (haut) Vous êtes sans doute mademoiselle La...

Mile DESREVES (à part)

Bon ! voilà l’autre maintenant. (haut) Mais oui, monsieur, mais oui, c'est moi. (à part) Sont-ils drôles !

JULES (atterré) C'est bien elle !

GRIBOIS (furieux) C'est elle ! nom de nom d’un nom !

Madame GRIBOIS

C'est elle ! Ah bien, Jules pourra se vanter de nous avoir mis en belle position ! Nous voilà avec cette vieille bicoque sur les bras pour le reste de nos jours ! Non ! mais était-il bête, ce Jules, avec sa co !

JULES (à part)

Ah! ça, mais est-ce qu'il n’est pas possible de lui faire dire son nom, à cette demoiselle ? Si pourtant ce n'était pas Uranie ? Allons essayons encore une fois...

(haut) Ma chère Ur....

Mile DESREVES (Gtant son chapeau)

Vous permettez ? Comme c'est joli, ici, et comme c'est romantique ! Vous me disiez bien M. Jules, que vous avez un joli intérieur, mais j'étais loin de soupçonner un

os ce cn sue eus eme tel luxe, Vous avez un frère, n'est-ce pas ? Un frère qui est poète ? Oui? Alors tant mieux : nous causerons souvent ensemble. J'aime la poésie, moi, le beau, le grand,

le sublime !

GRIBOIS (s'en allant) Zut ! je m'en vais !

Madame GRIBOIS (le retenant par son habit) Henri ! ne nous laisse pas seuls, Jules et moi... JULES (à son père)

Va chercher Théodule... (à Desrêves) Mais en-

fin, mademoiselle, laissez-moi vous demander : vous êtes mademoiselle Labossée ? Uranie ?

Mile DESREVES Laboss. . .Labossée. . . Uranie ? ... Mais jamais de

la vie ! Je m'appelle Poétique Desrêves, et vous le savez bien, puisque voilà deux ans que nous nous écrivons >...

‘est-ce que cela veut dire ? Vous attendez une demoiselle Labossée ? C'est donc pour cela que vous me recevez si drôlement. . .Qui est-ce que cette demoiselle Labossée ?

JULES (à son père) Ce n’est pas elle !

GRIBOIS (joyeux) Bravo ! ce n’est pas elle.

Madame GRIBOIS Je respire ! Ce, n'est pas elle !

» [ti

Mile DESREVES C'est une parente, Mile Labossée ?

JULES (embarrassé)

Mon Dieu !...non...c'est une amie. ..une correspondante comme vous.

GRIBOIS (à part)

Tant pis ! moi je lâche les chiens ! (haut) C'est la fiancée de Jules, quoi !

Madame GRIBOIS (à part)

T'ais-toi !

Mile DESREVES(allant à Jules)

La fiancée... Votre fiancée ?...Mais ce n'est pas

possible ! Ah! ah! ...je vais m'évanouir, moi, je...

ah !... (elle tombe dans les bras de Jules) GRIBOIS

Fichtre ! la voilà qui se pâme ma’ntenant. Eh bien, j'aime autant cela. Au moins elle ne parlera pas.

Madame GRIBOIS (efarée) Que faire, mon Dieu ! que faire ?

JULES (passant Desrêves à son père) Tiens, père, tiens-la un instant. Je vais aller chercher Madame GRIBOIS Sonne Justine aussi !

TRES OUQRE AE PDPRE ART FERA PURE ne cn mes magenta

hu à lag is à autel à a tm emmener seems dresse as

GRIBOIS (repassant Desrêves à Jules)

Reprends-la. Vite reprends-la. Si tu crois que c'est un plaisir d’avoir ça sur les bras ! Et puis ta mère n’aime pas cela. N'est-ce pas, mon amie, tu n’aimes pas cela ?

JULES Je vais la coucher sur le sofa...

Madame GRIBOIS :

C'est ça... Comme cela. . .bon.

GRIBOIS

Et moi je vais chercher Théodule. Il n'y a que lui pour nous sortir du pétrin où tu nous as fourré—par corres-

pondance. (il va pour sortir puis revient) Inutile d’aller le chercher, le voilà qui vient. Théodule est seul. (joyeux) Il a semé le vieux ! (entre Théodule)

Page 1