SCÈNE VI
MENU , put* SAINT-OURSIN et DÈJANIRE.
ME.NU, arrivant tout essoufllépar la porte de gauche. Il lient un flambeau qu’il place sur la table. Quel scandale dans mon auberge!. ..Ah! j’en ferai une maladie!... Enfin... le voilà dehors. . . Eh mais ! où est donc ma fille?... Et ce scélérat de Joseph?... Est-ce qu’ils auraient profité de cet esclandre pour... (Appelant.) Joseph! Nicette! Nicette !
DÈJANIRE, en dehors. Allez bien doucement !... bien doucement...
MENU. Ah ! Dieu soit loué ! mes deux voyageurs!... heureusement pour eux que personne ne s’est présenté pour occuper la chambre.
Saint-Ourain entre avec Déianire; il a un chien ec
un chat dans les deux pochet de son paletot.
SAINT-OURSIN. Ne craignez rien, ma tonte belle !... ils dorment comme deux petits anges... (A part.) Quelle corvée!... enlever toute une ménagerie !
DÈJANIRE. Oh ! les pauvres petits amis...
on avait oublié eux dedans le voiture... (A Menu.) Et cette malhonnête de conducteur, monsieur... qui allait manger Robinson dedans le gibelotte I
MENU. Robinson ?... quel est ce comestible?
SAINT-OURSIN, lui montrant le chat, qui passe la tête hors de sa poche. Voilà... ce tendre angora!... ainsi que son compagnon de voyage. . . le jeune àloustapha.
Il va lea poser sur te lit de gauehe.
DÈJANIRE. Yes! Moustapha... lé favori de moi.
SAINT-OURSIN. Déjanire .
* Meau. Déjanire. Saiat-Ouraio.
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Eafin, belle Dejanire, vous voi& parfaitement nasurce... nous venons de voir expulser de cette auberge votre paltoquet de cousin...
nous pouvons y reposer sans crainte !...
DÉJANIRE. Yès... et demain, au point du jour, vous enlèverez encore mol., pour épouser dans le Italie.
SAiNï OURSIN, à part. Patrie des antiquités... (Arnoureuiement.) Abîquen’ysommesnous déjà !...
DËJANIRE , lui tapant sur lajout. Impatieut!... petit impatient !...
SAINT-OURSIN. J’ai tant d'agiour !... (A part. I Pour tes livres sterlings !
DÊJANTRE, laissant la yeux. Taise* vos...
gros monstre !...
H£NU. Monsieur et madame n'ont rien à me coimnandert
DËJANIRE. Non... jé avais besoin que de sommeil... et de solitude... allez, monsieur l’auberga.. conduisez cette monsieur dans l'appartement de lui I...
MENU. Plail-il ?
SAINT-OURSIN. Moi vous quitter !...
DËJANIRE, sfvèremenl. Oscar!...
SAINT-OURSIN. Et si quelque audacieux voyageur ?...
DËJANIRE. Le plus audacieux..... c’était vous!...
SAINT-OURSIN, suppliant. Déjanirc?...
DËJANIRE, le grondant. Eh, maisL...
qn’est-ce que ça voulait dire ?... à toutes les auberges c’était le même chanson I..„, (A Menu). Conduisez... monsieur l’auberge...
conduisez...
SAINT-OURSIN , à parL Impossible de la compromettre !
DËJANIRE, A Menu. Vous étais donc sourd?
MENU. Mais je croyais qu’une chambre à deux lits... entre mari et femme...
DËJANIRE, avec pudeur. Celte monsieur...
il n’était pas mon mari, il n’était que ma fiancé...
MENU. éh!... Eh bien, ce paravent...
SAINT-OURSIN. Ah! oui !... ce...
DËJANIRE. c’était pas un parement sofiisant !...
MENU. Dame, c’est que je n’ai pas d’autre chambre.
SAINT-OURSIN. Et dans le village entier...
vous savez qu'il n’y en a pas.
DËJANIRE. Je étais fâchée... vous irez promener vous au clair de lune... c’était tout i | fait romantique.
SAINT-OURSIN, à part. Oui., pour attraper un rhume de cerveau...
DËJANIRE, tendrement. Allons! baisez eeue menotte... étaliez promener vous... an clair de la lune.
SAINT-OURSIN, à part. Je reviendrai!
ENSEMBLE
Air : Àllon^t de la philotophie.
DiMHIRe.
Adieu, cher Rmi ; san» rancune.
J*Rllai&>je croi», dormir commo ud sabot.
SAIRT-OORSIR.
Moi, je vais au clair de la lune Mc promener comme l'ami Pierrot.
 part.
Vieille coquette d’outre-Manche,
Je saurai bieo, j'co jure ici.
Me payer «in celte nuit blanche Quand une fuis je i»erai tua mari.