ACTE PREMIER
ANTONIO Doucement. Je n'oublie pas mes engagements sacrés avec vous, l'Alcarazas. De quoi s'agit-il? de détourner l'attention de la Toledad, de l'occuper jusqu'au retour au pays.
LA MARACONA
Et, une fois là ?
ANTONIO
Le danger sera passé ; on fera comprendre à l'enfant qu'elle a conçu un fol espoir et elle se consolera... avec un Espagnol. Avez-vons un autre moyen pour l'empêcher de penser aux Parisiens ? En avez-vous un ?
LA MARACONA Non, et je ne vois que toi capable de la distraire ; seulement si tu allais lui donner trop d'espoir, si tu allais te mettre à l'aimer pour de bon ?
ANTONIO
Oh ! pour moi, avant quarante ans, une femme n'existe pas !
LA MARACONA
Tu as raison.
ANTONIO, à part Et après, elle n'existe plus.
LA MARACONA
Défendons la Toledad contre les malheur de ma pauvre »