‹ L'enlevement de la toledadChapitre 27 sur 103 · SCÈNE XI LA TOLEUAD, AMOMO · texte numérisé non relu

SCÈNE XI LA TOLEUAD, AMOMO

LA TOLEDAD

Vous avez à me parler, Antonio 1

~~~~~m' ™~— — AMOMO

Oui.

LA TOLEDAD

A propos de notre pas, sans doute ? Hier vous êtes resté une patte en l'air.

ANTONIO, vexé Une patte !

C'est de votre faute ; au moment où je me penchais sur vous, vous ave/ reculé.

ANTONIO

("est vous qui ne vous êtes pas penchée assez. LA TOLEDAD

Oh ! Tenez, j'ai fait ça.

■ (Elle se penche sur lui )

ANTONIO

Appuyez-vous un peu plus... et un peu plus d'œil dans mon œil... comme ça, très bien. Hier, vous avez fait autre chose.

LA TOLEDAD

Quoi dor.c ? *

ANTONIO -du-c*-^ -£u£^£c*. *£<\ & u -Cg JU\ J

Vous avez regardé un monsieur dans l'avant-scène. ^fo^/ûu^, ^-^-<^clcolc^

LA TOLEDAD CÂ^uA* u*U» J~JU û l^ cM *-*

C'est pas vrai ! ^l MtkC/* S. Jf»*4 £ *^<JcJ , 4 *^<

— — ^— AMOMO ^ OV<*> ^ ^cZlt^^t, t^{

Si ! un chauve, avec un gros ventre. \^t\l ^ i\j%A^

ANTONIO

Non ! c'était un blond tout mince.

Ai\ 1 Ul> 1U

\h ! Vous avouez !

fi) fit)

LA TOLEDAD A.près ? Je suis bien libre de promener mes vip où il nie plaît ; ils sont à moi, mes yeux.

ANTONIO

Non, la Toledad, ils ne sont pas à vous. t „ %

LA TOLEDAD 1&*. <UUJ U*ot 4 <*^

Et à qui donc ?

ANTONIO

A la Maracona, votre tante... et puis à moi, pendant que je danse avec vous... Mais ils ne sont pas aux gens de Paris ; une gitana ne doit pas seulement y faire attention aux Parisiens !

LA TOLEDAD

Il y en a pourtant de gentils.

ANTONIO

Povera ! Si quelqu'un de chez nous vous entendait !

LA TOLEDAD

Eh bien ?

ANTONIO

Vous seriez déshonorée ! Ah ! la Maracona avait raison tout à l'heure !

LA TOLEDAD

Qu'est-ce qu'elle disait ?

ANTONIO

Elle me priait, elle me suppliait de vous crier : casse cou ! Souvenez-vous des malheurs de votre autre tante ici même ; ça lui a pris comme à vous, en chantant, en dansant devant des Parisiens, elle lésa trop regardés, et un jour...

LA TOLEDAD

Pardon, un soir...

ANTONIO

Ah ! Vous avez eu des détails ?

LA TOLEDAD

J'en ai demandé à une femme qui faisait partie de la troupe de ma tante en 8f ; elle m'a répondu : Ma fille, nous nous sommes déshonorées... mais je ne le regrette pas ]r 0[\ Antonio v-^/

C'est trop fort !

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