‹ L'enlevement de la toledadChapitre 28 sur 103 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LA TOLEDAD

Et elle a ajouté : J'ai été aimée dans bien des pays, jamais ça n'a été aussi bon qu'à Pari*

ANTONIO

La canailla ! Ne la croyez pas ! Aimer des étrangers, des Parisiens, c'est ignoble, et c'est défendu par nos usages !

LA TOLEDAD <Uc» U^Lt-J 4 Cl^c^CO U^&

Alors, l'amour, c'est mauvais quand c'est défendu ?

ANTONIO

Très mauvais ; demandez à la Maracona. Elle qui ne veut (jue votre bonheur, me disait tout à l'heure : Je voudrais que la Toledad aime quelqu'un !

LA TOLEDAD

Elle a dit ça ! Bonne tante !

Seulement, faut que ces choses-là se passent entre Espagnols!

LA TOLEDAD

Ah ! il faut %

ANTONIO

La Maracona ne demande pas mieux que de vous donner un fiancé, à condition que vous trouverez votre affaire dans la troupe.

LA TOLEDAD

Dans la troupe seulement?

ANTONIO

il y a déjà assez de choix, voyons. Nous avons des gras, des maigres, des...

LA TOLEDAD

Oui, un peu de tout. Est-ce qu'elle n'avait pas songé à quelqu'un pour moi,, pendant qu'elle y était?

ANTONIO

Si... Elle avait cherché le plus intelligent, le plus aimable, celui qui avait le plus de qualités physiques et morales...

LA TOLEDAD

Pedro !

ANTONIO

Mais non !

LA TOLEDAD

G arc i as? Malato ? Pao...

ANTONIO

Non ! Non ! Moi !

LA TOLEDAD

Vous ! Mais alors nia tante ?

ANTONIO

Elle se sacrifie, elle vous cède ses droits sur moi. .Nous casserons un autre Alcarazas.

LA TOLEDAD

Pas possible.

ANTONIO

Si ! Renoncez aux mauvaises pensées, ma petite Toledad, et prenez-moi pour liancé ; vous lerez plaisir à la Maracona, à moi » t * et à l'Espagne !

V OIAK. M UK yoix de la maràCONA, appelant

[MatjiffLir Antonio ?

ANTONIO

On y va !

(Il sort au fond.) [Ma^CÛu SCÈNE XII LA TOLEDAD, puis MARITJS et MÉLIE

LA

Enfin, ma tante me per

K TOLEDAD V-e-U. & > (^OuXt Jûy^u* <l

Toet çTaimer ! . Seulement, voilà...

quelqu'un de la troupe... Antonio ! Il ne m'a jamais parlé tendrement, Antonio, je croyais môme qu'il ne pensait qu'à ma %o(k £<t y tante; il ne m'a jamais regardée comme les messieurs de . • l'orchestre surtout ce jeune homme nui me suit partout ; et nuis.

^ia^aaaxL^ — ^gj ^rôle, depuis qu'avec lui c'est permis, il me semble moins bien ! 11 est temps pourtant de placer mon cœur quelque part... / Où ! Où ?.) / A\* """" MARIES, venant du fond avec Mélie focc/ *<<ut

t^JJ Venez donc avec moi ! fy**> ^ ix*^U+

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Alors, asseyons-nous ; j'ai pas quitté le magasin pour rester tout le temps debout.

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