ACTE TROISIÈME
Les hommes, petits et grands,
Tous, je les étonne.
Ils sont amoureux, pressants,
Chacun me cramponne.
Voyant l'œil que ces gens m1 font.
Et combien on m'aime, Tout le temps je m'dis moi-même :
Mais qu'est-c' qu'ils ont donc \ (bis)
MÉLIE
Décidément, les hommes, on ne sait jamais pourquoi ils courent après nous.
LA MARAGONA
Ils le savent, peut-être, eux ; ainsi, moi, je sais bien pourquoi je tiens à Antonio.
(Gaston parait au fond.)
GASTON
Est-il ici, Antonio ?
LA MARACOW
Le petit de l'Alcazar. (A Mélie.) Attendez Poulet dans ma chambre, j'ai à causer avec monsieur.
Bon, je vais faire un somme. **£ J-c* l^c\*-***S * 9'-^*^
(Elle entre à gauchp,'* ■
g SCÈNE IV
GASTON, LA MARAGONA, ensemble Où est-elle ? 7
LA MARACONA
Hein?
GASTON
Plaît-il 1
LA MARACONA
De <{ui parlez-vous !
GASTON
De la Toledad, parbleu !
lA>uava^^
C'est vous qui me
|la maracona 0 €a 1&-* * fo/U* la demandez ? jLc toj, U.d[
GASTON
J'avoue mes torts ; je l'ai arrachée un peu brusquement à sa famille !
LA MARACONA Coquino !
Attendez ; ma conquête n'aura pas duré longtemps : la petite vient de me filer entre les doigts.
LA MARACONA
Avec qui ?
GASTON
L'infâme capitan !
LA MARACONA
Antonio l'a rattrapée ? ah î le brave ! Voleur de filles, tu ne l'auras plus, la Toledad !
GASTON
Ça c'est une affaire à régler entre la Toledad, Antonio cl moi... Montrez-les, je veux les voir !
LA MARACONA
Les voir? Mais ils ne sont pas encore arrivés.
GASTON
Pas encore ? Oh ! alors, flambé... je viens trop tard.
LA MARACONA
Comment trop tard.
GASTON
C'était pas la peine de courir chez vous en descendant du
train... 11 est inutile à présent que je cherche à reprendre
/il mon avance... du moment qu ils s'amusent en route... bon-
(4) soir! —
wmmm LA MARACONA
Arrêtez, petit ! Alors vous croyez que la Toledad et Antonio sont en retard ?
GASTON
— 5iULûlfiilLi»J'a* couru sur 'eurs semelles à Monte-Carlo ; j'ai pris ô 3« supplémentaire, un train qui partait une demi-heure
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