SCÈNE V LA TOLEDAD, ANTONIO
( La scène reste vide. Musique de circonstance : la porte du fond s'ouvre ; paraît Antonio embarrassé. La Toledad le suit timidement. Tous deux s'arrêtent. Silence. Ils se sourient, puis recommencent à se regarder avecyène.)
ENSEMBLE
Y avait un arrêta Dijon,
Que diable voulez-vous qu'on fasse Pendant deux heures ? C'est très long ; Qu'aunez-vous fait à notre place ?
Y avait un arrêt à Dijon.
LA TOLEDAD (j/S^fti ^ J^U* *
Vrai ! quand nous avons pris le [ra,in,f^*^__ Aucun de nous r/avait enTetê"""" jT^^^Mm^J Une mauvaise idée. . enfin ^Ctf
J'étais grave, il avait l'air bête.
ANTONIO
Je trouvais le temps un peu long,. j
Je ne pensais qu'à votre tante, \st4tA**
[sLaUaaM
Quand quelqu \\\\y^w^Tw^x^^j^TT ^^ Cria : « Descendez de wagon !» 7 *
REFRAIN ENSEMBLE Y avait un arrêt à Dijon {bis.) 4 f* ** /lx^|txi^.
D'abord 6ji causa gentimpffî Pour s'occVper à quelque chose.
El. nuis de voEreiéyre.rosc t> ° &. cML
J osai ni approCTiei" doucement.
/ lVtoledad Par hasard, à ce mbment même J'allais/dire... je ne*>ais quoi ;
Il a irfurmuré, je vous aime. /, j.
J'aT répondu : c'est c\mme moi, v < ^/jfi^o tf<- <**
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ROISIÈME 101
LA TOLEDAD 4* <Lusfj/)<lAJ eAs <^c* /fi4**
Quelques gens diront d'un air digne : l/Uu^> J "^4o "+* Ils ont été très imprudents, Car P.-L.-M. est une ligne Où les accidents sont fréquents.
Antonio 4t ^<^44l <^> ^^ i^e^oy>C
Tant pis, ma fois, je remercie, L<^ -fi>4** u<^a^, **+* *+■ La veille de noir union, Tyw ! — ,. ... —~
Le Directeur d' la Compagnie ;r,^S^ "** p*<&*L • Merci pour l'arrêt de Dijon !
(Reprise du refrain.)
LA TOLEDAD 'U^^U^ 0 '*sO**t*>^+ .
C'est drôle, la vie, il y a huit jours je n'aimais personne, ** J'Uj'^Q avant-hier, j'ai cru aimer M. Gaston et aujourd'hui, c'est vous que...
ANTONIO t-6-c-vc-O i^ti O <~l^(^h 0 "u^tu^o c, Jo 9
Que vous aimez, petite ïoledad, dites-le donc, c'est si naturel. ^ f^iUtt o^ l^,lu^ «^£^^2^ tu
LA TOLEDAD \X£ZZZ% ^y.
Naturel, pourvu que la Maracona soit de cet avis-là. /y ^J %t
ANTONIO ^ Cmj
C'est elle justement uni m'inquiète ; à son âge, ça tient, l'amour, ça tient comme une vieille tache. ,
LA TOLEDAD <M* ^ <U ^^f^ "^^
Il va falloir lui expliquer la situation. ^*^ o^x^u .
ANTONIO
Vous croyez ?
LA TOLEDAD
Est-ce moi ou elle que vous voulez pour femme ?
ANTONIO
Elle le demande ! ça a toujours été vous : seulement si je l'avais avoué tout de suite à ma directrice, elle m'aurait flan que à la porte, alors j'ai rusé, j'ai cassé l'Alcazaras.
LA TOLEDAD
Oui mais maintenant, il y a quelque chose entre nous de plus sacré que l'Alcarazas... l'arrêt de Dijon ! Dites-le à ma tante.
ANTONIO
Ne serait-il pas plus convenable que ce soit vous qui...
LA TOLEDAD (^\\
Ali ! non ! je ne paraîtrai qu'après le premier choc ! Je vais attendre dans ma chambre. Prévenez vîTëTaTfar^cona. Du courage... ajlons .Y. {)
Ah ! il va y avoir du tirage.
<\Uhtyxù>* k"~ U u't>9*<"~ /**^ (Elle entre à droite.)
SCÈNE VI ANTONIO, LA MARACONA /a ttK lu^jÂfUViM) LA MARAC0NA| paraissant l jfit fOué^t
Hardi, Mamzelle Mélie, je vais chercher des castagnettes, hardi ! (Le voyant.) Antonio ! Enlin le revojlà/j \
ANTONIO
J'ai voyagé toute la nuit avec la Toi.,. » y. LA MARACONA, l'interrompant avec empressement
ytUM..Au. *. Assieds-toi* prend^quelque chose.
^SZL^ ANTONIO U** . /W IIU* fyuJ^
Merci ! Je ne suis resté à Monte-Carlo que juste le temps de décider votre nièce à... t4<*n4. < «i^W
LA MARACONA
Tu n'as pas eu froid en chenun de fer'' Montre ta tête... tu as toujours ta belle ligure ? *u± ^k^ ™ *** jf*"^ ANTONIO
Toujours. Quant à votre nièce, elle...
LA MARACONA
Oui, au fait, ma nièce ? tu l'as retrouvée? Où est-elle?
ANTONIO
Dans sa chambre à se reposer.
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