Évangile selon saint Mathieu, xxm
L’HISTOIRE
sans contrôle, absolue, sacrée comme celle de Dieu. Et vous supportez cela !
Qu’est devenu l’époux, le protecteur unique, l’unique ami? Où est l’aide semblable à lui, la chair de sa chair*, son jardin clos, sa source dose, sa fontaine cachetée*? Qu’avez-vous fait de la parole sainte : « Ils sont un» 1 2 3 ? Qui, désormais, s’écriera, dans la pleine, dans la royale possession de l’unité : « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi! » — Vos enfants, à qui appartiennent-ils ?. de qui relève leur âme? qui aura le droit de dire, au jour du jugement : « Me voici, avec les enfants que tu m’as donnés » 4 ? — Où faut-il à présent chercher Ja famille? L’époux n’est plus l’époux, la femme n’est plus sa femme, les enfants ont un autre père. Le père d’en bas sert pour les soins infimes, pour vêtir, pour nourrir, pour gagner le pain du jour; les jours le verront finir. Le père d’en haut est pour la manne céleste, pour ouvrir les horizons divins; c’est le père de l’esprit, celui qui enseigne, celui qui redresse, celui qui a la clef des cieux ; il ne mourra jamais !
La famille est tuée; la société ne
lui survivra pas