‹ L'ennemi de la familleChapitre 41 sur 67 · I Tim., vi, 17, etc · texte numérisé non relu

I Tim., vi, 17, etc

LE SOCIALISME

Paul dit à Philémon, en lui renvoyant son esclave Onésime — son esclave , entendez-vous : — « S’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte; moi Paul, je l’ai écrit de ma propre main : je payerai le tout. » — Donc voilà Paul qui a sa bourse particulière, voilà Paul qui est en compte avec un chrétien.

Paul dit : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux; quelques-uns en étant possédés se sont égarés de la foi, se transperçant eux-mêmes de beaucoup de douleurs 1 ! » — Or pour guérir une plaie si profonde, Paul n’indique ni l’abandon de la propriété, ni la vie en commun, ni le partage des biens; il indique la poursuite de la piété, de la foi, de la justice et de l’amour, substituant la bonne ambition à la mauvaise, régénérant l’homme au lieu de le mutiler, greffant le sauvageon et n’arrachant pas l’arbre, certain que l’arbre greffé portera de bons fruits ! — « Au reste, ajoute l’apôtre, que chacun donne selon qu’il l’a résolu dans son cœur , non avec tristesse ou par contrainte , car Dieu aime celui qui donne qaicmcnt!... Que celui qui dérobait ne dérobe plus, ajoute l’apôtre, mais que plutôt il prenne de la peine, faisant de ses mains ce qui est bon, afin qu'il ait de quoi donner ' à celui qui est dans le besoin 2 ! » Ici se révèle le grand côté de la propriété. Posséder, c’est avoir de quoi donner gaiement! La possession, c’est la

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