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L& FRANC-MAÇONNERIE EN BELGIQUE

Origines et Développement de la Franc-Maçonnerie en Belgique.

L'histoire véridique de la Franc-Maçonnerie en Belgique a été l'objet d'un travail secret, dont le deuxième Grand Commandeur du Suprême Conseil de Belgique est l'auteur, et dont il a donné lecture pour la dernière fois dans les tenues du 28 décembre 1874, du 16 avril 1875 et du 28 avril 1876 du Suprême Conseil.

(1) Compte rendu officiel des séances du Congrès, pages 25, 99 et 160.

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Nous allons reproduire ce travail dans son intégrité, car des recherches auxquelles nous nous sommes livrés, il résulte qu'il est suffisamment exact.

Après une série de considérations ritualistiques dont nous ferons grâce à nos lecteurs, le très Puissant Grand Commandeur, le Lieutenant Général Bruno Jean- Baptiste Renard, aiJe de camp du Roi, ex-Ministre de la Guerre, ex- Inspecteur Général des Gardes Civiques du Royaume, Grand Officier de l'Ordre de Léopold, etc., aborde ainsi la partie historique de son travail :

/,« L'histoire de la Franc-Maçonnerie dans notre patrie comprend deux parties distinctes, puisque la Belgique n'a proclamé son indépendance que le 3 octobre i83o. »

« Ces deux parties sont naturellement, l'histoire avant, et 1 histoire après l'Indépendance nationale de la Belgique. 1)

La Franc-Maçonnerie en Belgique avant 1830.

Cette première partie embrasse trois périodes distinctes :

i^e Période. — De la Fondation de la ire Loge (i 721) à la Révolution française (178g) comprenant 68 années de Franc-Maçonnerie Autrichienne.

2^ Période. — De la Révolution française (1789) à la chute du ler Empire (1814) comprenant 25 années de Franc-Maçonnerie Française.

3^ Période. — De la chute du !«•■ Empire (18 14) à la proclamation de l'Indépendance (i83o) soit 16 années de Franc-Maconnerie Hollandaise.

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PREMIÈRE PÉRIODE Période Autrichienne.

De la fondation ds la V'^ Loge en 1721 à la Révolution française de 1789.

Le 2 1 janvier 1721, une première Loge maçonnique fut constituée à Mons sous le titre « La Parfaite Union », et sous la juridiction de la Grande Loge d'Angleterre, dont le grand maître, Lord Monlaigu, présida l'installation en personne.

En lySo une deuxième Loge fut installée à Gand, et le développement de l'influence maçonnique fut tel, que, dès 1736, les catholiques réclamèrent de l'Empereur Charles VI, la suppression de la Franc-Maçonnerie dans les Pays-Bas et demandèrent que des poursuites sévères fussent exercées contre les Francs-Maçons.

A son avènement au trône, le Duc François de Lorraine, époux de Marie-Thérèse, ne laissa subsister que par une simple tolérance les réunions des Loges. Ces réunions furent même interdites à nouveau en 1764, une année avant la mort de cet Empereur, qui pourtant ne fut jamais l'ennemi systématique des Fils de la Veuve.

Mais, dès 1765, nous avions trois loges en pleine activité de travaux : la Loge n° 341, constituée à Alost le 5 juin 1765, la 427, constituée à Gand en juillet 1768, et la 394, constituée à Mons le 20 janvier 1770.

Le Duc de Beaufort, Grand Maître de la Grande Loge d'Angleterre, avait nommé le 20 décembre 1769 le F.*. François-Bonaventure-Joseph Dumont, marquis de Gage, comme Grand-Maître Provincial de la Franc- Maçonnerie dans les Pays-Bas Autrichiens. Sous cette Grande maîtrise, des Ateliers ne tardèrent pas à se former, l'un en 1770 à Tournay, deux à Liège en 1775 et 1776, et deux à Spa dans l'année 1778.

La première Loge écossaise, « La Parfaite Union », fut fondée à Namur, le 9 février 1770, sous les auspices de la Grande Loge d'Ecosse; sa constitution fut con-

firmée le 28 août 1777, par la Grande Loge des Pays- Bas Autrichiens.

Le nombre des Loges augmente considérablement à partir de 1780. En 1784, 16 Loges étaient en plein travail sous la juridiction de la Grande Loge Provinciale des Pays-Bas. Elles comptaient parmi leurs membres, non seulement tous les chefs du Parti national, mais même de hauts dignitaires de l'Eglise, l'Evéque de Liège, entre autres, qui avait reçu la Lumière Maçonnique dès

A la Loge « L'Heureuse Rencontre » de Bruxelles, appartenaient en 1786 les princes de Ligne et de Gâvre, les ducs d'Aremherg et d'Ursel, le marquis de Chasteleer et plusieurs personnalités marquantes, au nombre de quarante-deux.

Redoutant l'explosion des sentiments de nationalité indépendante qui dominaient dans les rangs de la Maçonnerie Belge, l'Empereur d'Autriche, par décret du 1 1 décembre 1785 promulgué le g janvier 1786, ordonna la fermeture de 1 1 Loges et n'en laissa en travail que 3 seulement, toutes à Bruxelles.

Malgré cette prohibition, les Loges de Liège, Maestrich, Tournay et Spa continuèrent secrètement leurs travaux jusqu'en 1787, où toutes les loges belges, sans exception, furent fermées par Edit Impérial.

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