INTRODUCTION
Qu'il nous soit permis, en tête de ce livre, de bien préciser son caractère.
La littérature anti-maçonnique comprend, à l'heure présente, un nombre considérable d'œuvres fort remarquables.
Toutes ont un caractère commun : elles développent les vues personnelles de l'auteur sur la Franc-Maçonnerie, en étayant cette opinion à l'aide de documents plus ou moins importants.
Nous avons la prétention d'avoir montré une nouvelle voie, d'avoir révélé un nouveau plan de campagne aux défenseurs de l'Ordre social chrétien.
Nous avons pris à la lettre le conseil si nettement formulé par Sa Sainteté le Pape Léon XIII, lorsqu'il a dit dans l'encyclique " Humanum Genus « : « Faites connaître la Franc- Maçonnerie telle qu'elle est. r>
Et pour obéir à cette invitation si auguste, nous avons forcé la Maçonnerie à se montrer, à s'exposer elle-même dans sa honteuse et monstrueuse nudité.
Pour cela nous avons accumulé les docu-
ments les plus officiels, les plus incontestables, émanant des corps dirigeants et des personnalités qui gouvernent la Franc- Mac on ne rie, en les groupant de façon telle que tout commentaire paraisse oiseux, que toute opinion sur la secte satanique, au lieu de demeurer seulement celle d'un publiciste, devienne ipso facto celle de tout lecteur de bonne foi.
Dans un premier ouvrage : Satan et C'^ , nous avons étudié les pernicieux enseignements de la Franc- Maçonnerie et nous avons suivi l'éducation progressive de ses adeptes. Aujourd'hui il nous plaît d'examiner les sectaires à l'œuvre, et c'est sur leurs ténébreux agissements que nous avons résolu de jeter la lumière.
Nous nous sommes astreints à ne faire figurer, dans les pages qu'on va lire, que des documents officiels d'une authenticité indiscutable ; les conclusions que nous en avons tirées apparaîtront dès lors absolument irréfutables à tous ceux que n'aveuglent pas les passions anti-religieuses.
Résumons en peu de mots préliminaires l'objet et le plan de cette nouvelle étude.
Pour détruire l'Ordre social établi par Dieu dans le monde, Satan a institué une Association, dont la véritable raison sociale, maintenue secrète, est : " Satan et C''' «, et dont la dénomination avouée est : « Franc- Maçonnerie. «
Cette Association pour la destruction DE l'Ordre social compte aujourd'hui dans
le monde entier i56,ooo ateliers de travail satanique, dénommés " Loges «, dans lesquels son Grand Chef Satan fait travailler contre la société chrétienne :
25,875,000 hommes qui s'intitulent « Francs- Maçons et 2,85o,ooo femmes appelées « Sœurs- Maçonnes " !
Les caisses de cette puissante association de plus de 28 millions d'agents de satanisation, ont chaque année un mouvement effectif de Trois milliards de francs.
Son Directoire Suprême siège à BerUn, et elle possède quatre grands centres directeurs : à Naples pour l'Europe ; à Calcutta pour l'Asie et l'Afrique : à Washington pour l'Amérique du Nord ; à Montevideo pour l'Amérique du Sud.
Ses travaux se font « A la Gloire et sous les Auspices D.-. G.-. A.-. D.-. U.-. ", lettres fatidiques qui, pour les profanes et les maçons naïfs, signifient :
^ Du Grand Architecte De l'Univers ", mais qui, pour les initiés, seraient plus exactements traduites par les mots :
^ De la Grande Association Destructive Universelle ".
Pour pouvoir porter sur cette association un jugement impartial et motivé, nous allons montrer la Franc- Maçonnerie à l'œuvre en Fiance, en Belgique et en Italie, nous allons la montrer en pleine action destructive, en plein enseignement corrii jeteur.
Son action destructive est politique et s'exerce en France et en Belgique.
Son enseignement corrupteur est anti-religieux et est répandu en France, en Belgique, en Italie, dans le monde entier.
Anarchiste en France et en Belgique, Athée en Belgique et en Italie, voilà ce que la Franc- Maçonnerie universelle est en Europe sous la direction du D.\ 5.-. de Berlin.
Nous venons d'écrire les initiales francmaçonniques D.'. S.\. Pour le vulgum pecus des Francs-Maçons, cela veut dire : ^ Directoire Suprême ^.
Pour les hauts initiés, ces deux lettres, le D et le S, entre lesquelles est encadrée la Devise des Maçons dirigeants : « Deus meumque ]uS w, représentent, symbolisent cette devise qui veut dire :
]J Imposition (symbolisée par le mot Jus) des principes maçonniques, à la Famille d'abord et à la Nation ensuite, pour parvenir à les enraciner dans l'Humanité.
La Destruction (symbolisée par le mot Deus) de la Religion, de l'Autorité, de la Morale. Destruction de la Religion dans la Famille, de l'Autorité dans la Nation, de la Morale dans l'Humanité.
La Matérialisation (symbolisée par le mot Meum) par la Corruption (vrai sens intime du
mot * Matérialisation »} de la Conscience, de l'Enseignement et de l'Etat.
Elles veulent donc dire, pour ces hauts initiés sataniques, qu'il faut :
Imposer la Destruction de toute Religion dans la Famille par la Corruption de la Conscience ;
Imposer la Destruction de toute Autorité dans la Nation par la Corruption de l' Enseignement ;
Imposer la Destruction de toute xMorale dans l'Humanité' par la Corruption de l'Etat.
Pour les penseurs et les hommes sérieux et réfléchis, ces deux lettres D.\ S.\ qui jouent un si grand rôle dans l'histoire universelle depuis deux siècles, veulent donc dire bien clairement :
« Désorganisation Satanique « de la Famille, de la Nation et de ÏHumanité, représentées par les trois points .-. qui les suivent.
Et nous allons prouver d'une manière probante, éclatante, indiscutable, avec les documents officiels les plus intimes, les plus secrets, que ce sont ces penseurs et ces hommes sérieux (en trop petit nombre, hélas!) qui ont raison pleine et entière, lorsqu'ils considèrent la Franc-Maçonnerie, représentée par son Directoire Suprême, comme le centre d'une Action Satanique qui cherche à réaliser la Destruction, la Désagrégation de l'Ordre social par la Corruption la plus profonde.
Nous avons pris toutes les révélations foudroyantes qui remplissent les pages suivantes exclusivement parmi les documents secrets, dans les actes officiels, dans les archives les plus intimes de la Franc-Maçonnerie universelle.
Nous défions donc toute contradiction en France, en Belgique, en Italie et ailleurs.
Et nous nourrissons l'espoir que, présentée comme elle l'est dans ce livre, en flagrant délit de destruction de l'Ordre social, la Franc- Maçonnerie provoquera bientôt dans tous les pays une réaction toute puissante, capable de la faire disparaître à jamais.
Il y aurait eu présomption de notre part à poursuivre un pareil but, vu la quantité immense de documents secrets, intimes, introuvables, qu'il fallait compulser, analyser, si nous n'avions pas compté sur le dévouement absolu de M. Jean délia Faille de Leverghem à la grande cause du triomphe des grands principes sociaux et moraux du Christianisme.
Possesseur d'une riche collection de documents secrets, aussi rares que précieux, sur la Franc- Maçonnerie, cet excellent et dévoué catholique l'a mise tout entière à notre libre disposition.
Et, comme nous tenons à rendre justice à qui justice est due, nous serions heureux si, en retour de sa grande obligeance, M. délia Faille de Leverghem daignait agréer l'expression de notre sincère gratitude.
Paul Rosen.
Les Origines de la Franc-Maçonnerie.
Le Frère Brimant, « Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur », « Grand Orateur » de plusieurs Conseils et Chapitres, « Député » aux différents Convents de la Franc-Maçonnerie, est l'auteur des pages suivantes dont l'authenticité est absolument indiscutable :
« Possesseur de nombreux et indiscutables documents maç.'., documents qui m'ont permis depuis longtemps d'étudier l'histoire de notre Ordre, Je croirais manquer à mes devoirs actuels de maçon si je tardais encore à esquisser un aperçu de nos origines.
» On a voulu, imitant en cela tous les peuples et toutes les religions qui avaient précédé lafranc-maç.*., remonter pour ses origines jusqu'aux temps les plus reculés, jusqu'aux premiers âges du monde.
» Les extravagances les plus singulières ont été données comme des faits certains par ces historiens, et chacun d'eux renchérissant sur celui qui l'avait précédé, on est allé de proche en proche, de siècle en siècle, des Druses et des Templiers aux Croisades, aux Esséniens, aux Thérapeutes, aux Juifs, à Salomon, à Numa Pompilius, aux Druides, à Zoroastre, aux mystères de la Grèce, de l'Egypte, de l'Inde, à la tour de Babel et enfin jusqu'au père des hommes, à Adam et à Dieu lui-même, en indiquant l'établissement de la première loge dans le paradis
terrestre, avec saint Michel comme Vénérable de ce premier Atelier.
n Je m'étonne même qu'ils n'aient pas poussé plus loin l'amour du burlesque et qu'ils n'aient pas fait du grand Architecte de l'Univers le Vénérable d'honneur de cette Loge, avec saint Pierre pour Couvreur, c'eût été plus spirituel.
» Et les plus sérieux écrivains sur la Franc-Maçonnerie, tels que Thory, Clavel et Ragon lui-même, quoique plus moderne, se sont contentés de celte rapsodie ou de semblables pour nous fabriquer des fables, qu'ils ont eu l'audace d'mtituler : HISTOIRE OU PRÉCIS d'histoire MAC.-. !
» Ce qu'il y a de plus triste, c'est que presque tous ces historiens ou soi-disant tels, ne s'occupent pas seulement de raconter des faits ou de les inventer. C'eût été trop simple : ils s'appliquent, surtout, à discuter entre eux et à émettre leur opinion personnelle sur l'ancienneté de chaque rite, sur la possession, par l'un ou par l'autre, de constitutions plus ou moins authentiques.
» Et nous avons assisté, dans ces dernières années, à une lutte entre deux rites français qui se disputaient la propriété de constitutions dérobées à l'un et vendues à vil prix à l'autre, le tout dans le seul but de raviver la discorde qui règne assez souvent entre ces deux obédiences.
» Je ne me serais pas appesanti aussi longuement sur cette façon d'écrire la naissance de la Maçonnerie, si aujourd'hui encore la grande majorité des Maçons (ceux qui se sont occupé d'elle) n'avaient la conviction que toutes ces vieilles farces sont la vérité.
)) Ne faisons pas comme eux.
» Disons d'abord quelle est l'étymologie du mot Franc-macon.
» Maçon signifiait autrefois, comme il signifie encore de nos jours: constructeur, tailleur et poseur de pierres, homme occupé à bâtir une maison, un édifice depuis, et même sous le sol jusqu'à l'entablement ou le comble. Les insignes que nous avons adoptés sont les outils
des maçons ouvriers : le triangle, dont les trois points ne sont qu'un signe abréviatif représentant l'espace occupé entre les angles, le compas, le niveau, le Hl àplomb, la truelle et le tablier.
)> Tout cela ne laisse aucun doute sur la provenance du mot Maçon, et il n'y a pas à discuter à cet égard. Il sera du reste expliqué tout à l'heure, pourquoi nous avons choisi cette profession comme homonyme et ses outils comme emblèmes.
» Quant au mol Franc qui précède celui de Maçon, il n'en est pas de même, et il est facile de se tromper sur son étymologie.
» Le mot « Franc » en maç.\ ?îe sig-nijîe pas franchise, loyauté, homme franc, homme droit d'esprit. On pourrait supposer cette théorie en raison des principes de notre ordre, mais il ne nous appartient, ainsi compris, qu'au moral ou au figuré peut-être, mais non dans la véritable origine et acception du mot.
» Franc veut dire simplement quitte de toutes charges, de toutes redevances, qui ne paie pas, tandis que la généralité ou la majorité paie; c'est une origine qui se rapporte à une coutume financière et non à un principe de morale.
» Voilà l'explication du mot maçon et surtout du mot franc, explication qui va se trouver confirmée par l'histoire proprement dite de la Maçonnerie spéculative que nous pratiquons aujourd'hui.
» La Maçonnerie actuelle a son origine véritable dans les nombreuses associations d'ouvriers maçons réunis en groupes immenses pour construire les édifices du moyen âge et surtout les cathédrales, abbayes et autres édifices de la religion catholique.
» Ces ouvriers étaient constitués en loges, qui avaient leur organisation complète : président, surveillants, administrateurs ; mots et signes pour entrer et sortir de l'endroit où s'exécutaient les travaux: heures d'ouverture et de fermeture rigidement fixées; rien n'y manquait. Et cette organisation était ainsi établie pour les distinguer des maçons plus vulgaires, ou des autres corpora-
lions d'ouvriers qui n'avaient pas l'insigne privilège de travailler pour Dieu et de gagner le Ciel au moyen de ces travaux. Car c'est ainsi que la plupart étaient payés, c'est-à-dire au moyen des indulgences et de la hâblerie religieuse qui ne coûtaient rien aux prêtres, tandis qu'eux leur donnaient en échange des temples magnifiques avec tous les avantages y attachés.
» Autour des édifices en construction, et comme les ouvriers étaient nombreux, il y avait plusieurs constructions grossières ou loges destinées à abriter les ouvriers, les matériaux précieux, les plans de l'édifice et les outils, d'où le nom de Loge qui a été donné à chacune des sociétés fractionnelles de la Maçonnerie, lorsqu'elle se transforma en société ouvrière morale.
» Les ouvriers maçons, architectes et constructeurs, ne constituaient pas seulement des corps de métiers; mais ils formaient aussi des confréries où était exercée une théorie secrète de leur art. Et il est établi que notre liturgie et nos symboles n'ont pas été empruntés à quelque autre société secrète, et qu'ils nous ont été transmis, par voie de succession, par les anciennes sociétés de maçons opératifs, d'où nous autres maçons spéculatifs tenons notre origine.
» D'après Preston, Anderson et autres auteurs anglais (j'analyse seulement), il résulte qu'au XYIIF siècle, malgré la ténacité anglaise pour l'observance des vieilles coutumes, il y a un moment où la Société des Constructeurs tombe en décadence.
» La vieille Loge de Saint-Paul, qui avait déjà ses membres honoraires non ouvriers, continuait cependant à s'assembler régulièrement (c'était en 1717). Elle eut l'heureuse inspiration, pour augmenter le nombre de ses membres, de proposer, ce qui fut accepté ensuite, que les privilèges de la Maçonnerie ne seraient plus la propriété exclusive des Maçons travailleurs (Operative Masons) mais qu'on les étendrait à des personnes de diverses professions pourvu que ces personnes fussent régulièrement accueillies au sein de l'Ordre.
» A la suite de cette résolution, ajoute Preston, de
nouveaux règlements prirent place à côté des anciens et la Société s'éleva en réputation et en estime.
» A dater de cette époque (1717, ne l'oublions pas), la Franc-Maçonnerie est fondée et succède à la Maçonnerie franche. Partie de Londres, elle va réveiller les anciens Maçons d'York.^ Elle pénètre dans le pays de Galles. Elle passe en Ecosse oij elle transforme également les Loges des Maçons constructeurs, et c'est là l'origine du rite Ecossais. Elle traverse la Manche et arrive en France pour la première fois, importée par Lord Dervent-Waters. Enfin, en lySS, elle s'affirme comme institution philosophique et novatrice, en attirant sur elle les foudres du Saint-Siège. C'est de cette époque que date la persécution des prêtres contre les Francs-Maçons, persécution qui n'a pas cessé depuis, tout en revêtant certaines formes et certaines allures plus modernes.
» Et c'est là encore une preuve décisive de sa récente origine, car les principes qu'elle développait étaient trop contraires à l'esprit étroit de l'orthodoxie romaine, pour qu'elle pût se dérober aux yeux subtils de l'Inquisition, si elle eût été pratiquée sur le continent avant le XVIIie siècle.
» Mais ce qui contribua le plus à la formation de la Maçonnerie morale dès cette dernière époque (nous sommes obligés de remonter), ce fut la fusion, opérée par les Rosicrucians Anderson et Désaguliers, le 24 juin 17 17, et toujours en Angleterre, de la Société des Rose-Croix ou des membres de la Rose-Croix, avec celle des Francs- Maçons. La première renonça à ses grades, prérogatives etc., pour entrer dans la Société des Francs-Maçons et prit les mêmes pratiques et le nom de Free and accepted, c'est-à-dire libre et accepté, ou Maçons libres et acceptés. C'est ce mot accepted qui a donné naissance au mot accepté c\VL\ figure dans le titre du rite Écossais.
» Disons un mot des Rose-Croix, puisqu'ils jouent un si grand rôle dans notre histoire.
» Cette société, au moment de sa fusion avecla Maçonnerie, était déjà ancienne. C'était une société de savants, quelquefois illuminés, qui exerçait sa science sur les
minéraux et dont faisaient partie les Alchimistes ou chercheurs de la pierre philosophale. Elle avait son siège principal en Allemagne où elle comprenait un grand nombre d'adeptes ; elle était aussi une société politique et d'émancipation, et elle avait été en butte, dans sa patrie native, à des persécutions sans nombre, des Princes, des Évéques, des Empereurs. Venue en Angleterre, elle s'était résumée en un Cercle de savants des plus connus, mais voyant son organisation modifiée à chaque instant par les progrès de la science, elle aboutit, pour se constituer fortement, à se confondre avec la Société des Francs-Maçons et on peut dire que si des constructeurs nous vient l'origine de l'Ordre, i^asée sur le travail, des Rose-Croix nous viennent les autres sciences, en dehors de l'Architecture.
» C'est en 1726 que la Société Maçonnique fut introduite en France par Lord Derwent-Waters ou Dervat Water, en compagnie du chevalier Masqueline et de Sir Guerli, tous trois membres de la Grande Loge de Londres,
» Derwent-Waters ayant eu l'imprudence de retourner à Londres y fut décapité, et il eut pour successeur, toujours un Anglais, le lord d'Harnouester, puis ensuite le duc d'Antin.
» C'est à ce moment que commença la persécution du pouvoir laïque, mais toujours à l'instigation du Clergé, contre la Maçonnerie. Le Grand Maître, parce qu'il était Duc, ne fut pas inquiété, mais beaucoup de Maçons d'une position plus modeste furent arrêtés et conduits, les uns à la Bastille, les autres au Fort l'Évêque, et cette persécution produisant, comme toujours, le contraire de ce que l'on avait prévu, amena la prospérité de la Société, qui prit une extension considérable. La noblesse, surtout, s'en engoua à tel point que le pouvoir dut la laisser librement accomplir son œuvre, pour ne pas inquiéter ses membres naturels.
» Je ne vous raconterai point les aventures de Cagliostro qui exploita la Maçonnerie d'une façon indigne d'elle ; de Mesmer, qui mêla au magnétisme des pra-
tiques Maçonniques ; de Ramsay, qui revint plus lard fonder le Rite Écossais en France. Tout cela serait bien long, et c'est de l'histoire maçonnique, qui ne rentre pas dans mon sujet, puisque je ne me suis promis que de traiter ses origines. »
Le F.". Brimont nous fait assister à la naissance de la Franc-Maçonnerie moderne, issue de la dissimulation, opérée en Angleterre, d'une Société secrète d'émancipation sociale, sous le manteau d'une nombreuse collectivité d'ouvriers constructeurs anglais, dont faisait partie un bon nombre de personnalités non ouvrières.
Une fois masqués, cachés derrière ces Apprentis, ces Compagnons et ces Maîtres, nous allons voir à l'œuvre ces sectaires secrets de lémancipation sociale devenus des Francs-Maçons soi-disant inoffensifs.
But de la Franc-Maçonnerie.
Les Loges de l'Ouest de la France ont tenu à Nantes un très important Congrès Maçonnique en i883.
Ce Congrès avait pour objet de fixer d'une manière définitive, à la fin du XIX^ siècle, ce que les Francs- Maçons devaient admettre et reconnaître comme étant :