Hamlef, actel, scène ii, traduction Montégut
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puis parler de la sorte, vous a nourrie, et que les affections ne font que vous consoler. »
M°" (le Maintenon parvenue à une fortune inouïe ressent le néant des grandeurs où elleest juchée et exhale son ennui en plaintes déchirantes : « Ne voyez-vous pas que je meurs de tristesse dans une fortune qu'on aurait peine à imaginer ; et qu'il n'y a que le secours de Dieu qui m'empêche d'y succomber?» u Si je croyais que vous puissiez contribuer à me faire vivre cent ans je vous dirais toutes les raisons que j'ai de mourir. » <( Je m'ennuie de vivre, je m'ennuie à la mort, je ne veux plus l'ien aimer au monde; m.a seule consolation, c'est d'être vieille. »
Rappelons le cas de Théophile Gautier. U dut son ennui résigné et gémissant aux souffrances ressenties dans sa nature de poète tombé au métier de critique, condamné au feuilleton forcé. « On peut dire, sans exagération, que pendant toute son existence de critique dramatique, il a fait ses articles avec découragement, sinon avec dégoût'. » Il confessait ne vivre que par devoir lorsqu'il écrivait : « Vous savez dans quel dégoût et quel ennui je suis des hommes et des choses ; je ne vis plus que pour ceux que j'aime, car, personnellement, je n'ai plus aucun agrément sur terre. L'art, les tableaux, le théâtre, les livres ne m'amusent plus : ce ne sont pour moi que des motifs d'un travail fastidieux, car il est toujours à recommencer -. » Il se plai-