‹ L'ennui, ou Le Comte Derfort, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 22 sur 23 · ENSEMBLE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE

"Veux toute ma vi^ Dau&er ayec toi.

Us dansent.

(40) SCENE VIIL

Les Mêmes, ARUNDEL, ROBIN , les Villageois.

A la fin du duo , Jrundel paraît à la porte à gauche , Robin à celle de droite ^ tous les villageois dans le fond,

ARUNDEL , prenant la main à Arthur,

Allons, mon amij allons ^ il est sept heures passées... Je viens te chercher.

ARTHUR

Sept heures !.. Déjà. ( Apercei^ant les villageois.) Eh ! mon Dieu , que veut tout ce monde en habit de fêle ?

MARIE

Je m'en doute bien ; ils viennent remercier Monseigneur de la diminution des taxes.

ROBIN

Vile, mon fauteuil.

Il s'^ assied.

Les villageois vont droit à Arthur q<i"ds environnent^ sans faire atienlioti à Bohin qui reste seul sur son fauteuil y à Vautre bdut du théâtre.

CHOEUR

Air : De Joconde.

C'est à vous (bis) que le village Doit la paix [bis)ei le bonheur.

Nous vous oflrons noîre hommage Comme à notre bienfaiteur.

\ive , amis, vive noire bon seigneur.

Eh bien ! rh bien ! mais ils se trompent; dites donc, dites donc, me v'Ià, ils ne voient donc pns la broderie?... hum. Oli ! les priysans !... ( Arthur y attend? i , seire la main de ceux qui Ventourent. )

ARUNDEL , has et tirant Arthur par son habit.

Allons, allons ; si tu t'amusrs à écouler les bénédictions de tout ce monde-là, nous n'en finirons pns, et il faut partir.

ARTHUR

Partir , dis-lu! non, mon ami, je ne pars plus.

Air : Connaisse Z-7J0US le grand Eugène,

L'honneur défend que je dispose

D'un bien qui ne m'appartient plus ,

JVlon cœur doit sa métamorphose

A tes bienfaits ( montrant Marie) , a ses vertus, (bis.)

Oui, désormais Pexistence m'est chcre ,

El je promets, jusqu'au dernier soupir,

De la consacrer toute entière

A ceux qui me l'ont fait chérir.

ARTJNDEL.

Ah ! tu as changé d'avis...

ARTHUR , lui montrant récrit quil a signé.

Juge toi-même, mon ami, si je puis manquer à de pareils «sngagcments.

ARUNDEL, lisant.

Comment! c'est pour moi. ( Lui serrant la main.) Cest bien , c'est très bien , je reconnais le fils de mon ancien aini, le noble he'rilierdu comteDerfort... lu es digne de son nom et de sa fortune, et maintenant lu peux les reprendre : je te les avais ôîés ce matin ^ je te les rends.

ARTHUR

Que dis 'lu ?

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