MARIE^ ROBIN
Comment/ Milord Arthur...
ARUNDEL
N'a jamais cesse d'être votre seigneur... Mais, pour le guérir , il fallait bien enlever la première cause du mal.
Marie 6te ï! anneau de son doigt , et le présente à Arthur en détournant la tête,
4RTHUR.
Ah ! Mai'ie , peux-tu penser que je le reprendrai.
MARIE
Vous êtes riche, maintenant...
ARTHUR
Oui, Marie ^ je suis riche, mais j'abandonnerais ma fortune plutôt quf de renoncer à ta seule femme que je pui^^se aimer ; viens partager le sort de ton époux et m'aider à faire le bonheur de tout ce qui m'entoure.
UErmiiL A
MACARTYj en riant.
Avec tout cela, j^y perds un excellent commis.
ROBIN ^ en soupirant.
Et moi?...
ARUNDEL
Toi? de mon autorité privée je t'avais fait seigneur; et maintenant je te fais garde-chasse.
ROBIN
C'est bon 9 je pourrai tuer des lapins.
ARUNDEL , à Marie et a Robin.
Eh bien, quand je vous disais que je le guérirais! il est vrai , charmante Marie , que sans, vous en douter, vous m'avez bien secondé.(^ Arthur») Mon cher Arthur, je ne crains plus que pareille fantaisie te reprenne; mais si tu rencontrais jamais de ces pauvres cerveaux, administre-leur mon remède, montre-leur que jusqu'au dernier moment, on peut-être utile à ses semblables^ à ses amis , et ils renonceront bien vite à leur projet insensé.
Air : Du Rendez-Vous hourgeois,
Gaité , douce folie ,
Amour , Femme jolie,
C'est par vous que la vie.
S'embellit tour-à-tour. (ter.)
CHOEUR
Gaîlé, douce folie, etc.
MARIE , au Public.
Air \ Enfin , qu'elle n'ait rien de vous. (La Somnambule. )
Atteint d'une sombre manie ,
Il voulait finir ses destins ;
Mais l'amour, mais l'amitié cbérie.
Pour le sauver furent ses médecins.
Arthur , guéri de sa faiblesse ,
En ce moment ne connaît plus l'ennui ,.
Ah ! puissiez-vous , en sortant de la pièce Vous porter {bis.) aussi bieii que lui, {ter-)
CHOEUR
Galle , douce folie.
Amour , Femme jolie , C'est par vous que la vie S'embellit tour- à-tour, (bis»)