‹ L'ennui, ou Le Comte Derfort, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 3 sur 23 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

BIRTON, MACARTY. ' "^^^

BIRTON.

Voilà ce que c'est de se lever matin, on est accable de demandes.

MACARTY

Vous vous levez donc malin, vous, Monsieur?

BIRTON.

Oui, Monsieur, je suis sur pied depuis midi... j'ai toujours eu les goûts roturiers.

MACARTY

Je vous en fais compliment , car un Gentleman qui dort ne vaut pas un roturier qui fait ses affaires, et John WillamsMacarty , votre serviteur^ ne serait pas devenu un des premiers manufacturiers de rÉcosse, s'il eût attendu la fortune dans son lit, {regardant Binon) ou sur une chaise.

BiBTON, se levant*

Ah ! vous êtes M. Macarty... Je vous en fais compliment à mon tour... ce gros négociant estimable qui a toujours de l'argent... Estce que vous viendriez en apporter?

MACARTY

Non, Monsieur, an contraire, il fuit enfin que le Comte Derfort connaisse l'état de ses affaires; je sais bien que son indolence, ses intendants et ses amis l'empêchent d'y voir clair ^ mais ça va mal, entendez-vous , ça va fort mal,

BIRTON.

Eh! parbleu! qu'est-ce qui vous dit que cela aille bien ; qu'estce que ça me fait qu'il se ruine! Je ne suis pas son intendant, je suis son ami. Je lui dirai cependant que vous êtes venu. MACARTY, tirant sa montre.

Ce n'est pas la peine, je le lui dirai bien moi-même. Udc heur« dans l'instant, ah î mon Dieu, et mes affaires!.. Air : Vaud. des Gascons.

Je pars et je reviens céans;

Archives de la Viile de Bruxelles . ArchlefvandeStadBrussei .

Dans cette salle, Je m'iijsialle; Je pars, nous autres commerçants , Nous connaissons le prix du temps.

BIRTON.

Mais attendez encor.

MACARTY

Bonsoir.

Je dois être toujours en course , Je ne m'assieds qu'à mon comptoir, . Et je ne cause qu'à la Bourse.

Je .pars , et je reviens céans , etc.

// sort

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