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Si j'ai à regretter de ne pouvoir dès maintenant recommander une marche à suivre définitive en vue de ce résultat, j'ai dans ce travail suggéré quelques idées, qu'il serait, À mon avis, raisonnable et prudent de mettre À exécution, même avec la connaissance très imparfaite que nous avons encore du sujet.
En attendant, je surveille de très près les règlements plus ou moins provisoires adoptés de temps en temps par autres pays, et les travaux sérieux et laborieux des nombreux vétérinaires qui, sur les différents points du globe, s'efforcent de découvrir une méthode raisonnable pour vaincre définitivement la maladie.
Les résultats malheureux et ‘lécourageants qui ont suivi les lois hâtives et mal ttudiées, adoptées par d’autres pays, indiquent que sur cette question si souvent débattue, il est prudent de se hâter lentement et d'être au moins sûr du succès avant d'engager l'Etat dans les dépenses considérables que nécessiterait une entreprise aussi
vaste.
J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Ministre, Votre dévoué serviteur, J. G. RUTHERFORD,
Directeur général vétérinaire et commisscire de l’industrie animale.
A l'honorable Ministre de l'Agriculture.
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Mémoire lu devant la septième section du Congrès International sur la tuberoulose, tenu à Washington, D.C., le ler octobre 1908.
MOXSIEUR LE PRÉSIDENT,—Il serait de ma part tout à fait déplacé, après les diffrents orateurs distingués qui ont pris part aux discussions de ce Congrès, et surtout au dernier jour des débats, de venir développer longuement devant ses membres les quelques idées que j'ai pu rassembler sur le contrôle de la tuberculose bovine, pendant le peu de temps dont j'ai disposé,
Je remarque dans le programme officiel que le sujet qui m'a été assigné est : “ L'enrayement de la tuberculose bovine au Canada ”. Les deux dernicrs mots ont été ajoutés au titre antérieur que j'avais adressé,
Je n'ai que peu de choses à dire sur l’enrayement de la tuberculose bovine au Canada, car si dans certaines régions on fait, suivant les lois provinciales et municipales, des efforts pour enrayer la maladie dans les troupeaux laitiers qui alimentent les différents centres de la population, le gouvernement fédéral fait e ce moment très peu de choses par l'intermédiaire du service spécial du Ministère de l’agriculture, chargé de la santé des animaux, et placé sous ma responsabilité,
Quoique pendant plusieurs années, à une époque antérieure à celle où je suis entré en fonction, il ait été fait de nombreux essais par la tuberculine à la demande des éleveurs, on n’a remarqué aucun résultat appréciable, et, il est un fait positif, c'est que nous nous bornons maintenant à inoculer les bêtes importées ou exportées pour les croisements, celles que nous avons sur nos fermes expérimentales, et quelques troupeaux que les propriétaires ont placés sous le contrôle direct de nos agente,
Cependant, à la requête de propriétaires qui désirent faire éprouver leurs bestiaux, ncus fournissons gratuitement de la tuberculine à tout chirurgien vétérinaire compétent, à condition qu’il communique au département les résultats des épreuves faites par lui, sur des tableaux que nous fournissons dans ce but.
Toutes les bêtes réagissant à la tuberculine, à l'exception de celles qui sont inoculées par les particuliers, sont marquées permanemment d'un large T découpé sur l'ureille droite.
Aussi bien puis-je dire franchement que la raison de notre inertie apparente vient de ce que jusqu'ici, il n’a été présenté aucune méthode sûre et satisfaisante sur la façon de traiter la tuberculose bovine. Nous avons donc pensé qu’il était plus sage, avant d'agir, d'attendre les résultats des recherches que des vétérinaires de valeur fout actuellement dans plusieurs pays, dans l'espoir qu’ils trouveront une meilleure
marche à suivre pour lutter contre le mal.