L'enseignement de la technique opératoire par les projections animées
L/édition des films chirurgicaux du Docteur DOYEN, que le grand chirurgien français a créés pour vulgariser ses découvertes dans le domaine de la technique opératoire, a été très limitée, parce que la plupart des chirurgiens se sont opposés, dans le monde entier, à leur démonstration.
C’est en 1898, que le Docteur DOYEN eut l’idée d’employer le cinématographe à l’enseignement de sa technique opératoire.
Beaucoup de ses collègues ont applaudi à cette innovation, et ils ont annoncé qu’ils allaient la mettre à profit.
M. DOYEN avait pensé que, dans chaque centre
d’enseignement, les professeurs de technique opératoire démontreraient à leurs élèves, avec le cinématographe, les procédés des opérateurs les plus en renom. Ceux qui ont fait cinématographier leurs opérations comptaient sans la sévérité inexorable du cinématographe, qui enregistre, sans en omettre aucune, les fautes de technique et les mouvements maladroits, et ils se sont empressés de faire détruire les films irrévérencieux. Dès que commencèrent à se vlugariser les films du Docteur DOYEN, une croisade générale fut entreprise par des médecins de tous les pays, pour empêcher ces démonstrations inopportunes. Ce sont des chirurgiens, tout particulièrement, qui ont crié au scandale, parce qu’ils ne voulaient pas laisser voir à leurs élèves la technique du Docteur DOYEN, dont la perfection évidente aurait fait ressortir leur propre infériorité. C’est ainsi que, pour sauvegarder des intérêts mesquins, ces documents, uniques et appréciables pour la science et pour les progrès de la chirurgie, se sont trouvés presque inutilisés.
Actuellement, en 191 1, 13 ans après l’innovation du Docteur DOYEN, sa collection de films chirurgicaux est la seule qui existe au monde.
Le temps a passé, et les chirurgiens continuent, pour la plupart, a opérer par les vieilles méthodes. Or, le public a le droit de connaître tout ce qui est pour lui d’un intérêt majeur, nous pouvons dire ici d un intérêt vital, car la santé et l’existence sont en jeu, lorsque nous subissons une opération.
Nous avons obtenu du Docteur DOYEN l’autorisation d’éditer, sans aucune restriction, tous ceux de ses négatifs qui sont restés dans un état suffisant de conservation.
On se rendra compte, en présence des films du Docteur DOYEN, que la chirurgie a une esthétique : les étudiants et les médecins compareront aux opérations auxquelles ils assistent journellement, la technique si précise et si simple du Docteur DOYEN. Ils jugeront ainsi que la plupart des chirurgiens opèrent très mal, que beaucoup opèrent médiocrement et que quelques-uns opèrent assez bien ; de technique impeccable, point, sinon sur les films que nous sommes autorisés à leur présenter.
Les personnes qui assisteront à la projection des films du Docteur DOYEN comprendront aussi que le patient doit guérir beaucoup mieux après une opération bien faite, qu’après une opération pénible et laborieuse, où les tissus, écrasés et déchirés, deviennent la proie des microbes, contre lesquels les protègent insuffisamment les antiseptiques.
Nous publierons d’autres séries de films où nous démontrerons notamment la guérison des cancers accessibles, cancers de la peau, de la langue, etc., par le nouveau procédé du Docteur DOYEN : I’Electro-coagulation thermique, qui remplace dans ces cas l’opération au bistouri ; cette dernière
méthode est en effet irrationnelle, et elle conduit presque fatalement à la récidive. L'électro-coagulation, au contraire, détruit le mal dans la profondeur, et le poursuit jusque dans les tissus sains.
Nous espérons éditer également plusieurs séries de films microscopiques, montrant les effets des nouveaux liquides immunisants du Docteur DOYEN : la Myco.ysine buvable et injectable, sur les phagocytes.
On sait que la Mÿcolÿsine buvable et injectable , qui sont extraites d’un certain nombre de ferments naturels, possèdent la curieuse propriété de stimuler les cellules défensives de l’organisme, ou phagocytes, de telle sorte que les microbes les plus dangereux deviennent immédiatement leur proie.
La Mycolysine buvable, à là dose de 50 grammes chez l’adulte, dose qui doit être répétée, dans les cas graves, 3 ou 4 fois par 24 heures, prévient et guérit le coryza, les angines, la grippe, la bronchite, la pneumonie, l’entérite, la fièvre typhoïde, la rougeole, la scarlatine, l’eczéma, l’acné, le furoncle, l’anthrax, la fièvre puerpérale, l’érysipèle, les phlegmons, la méningite cérébro-spinale, la fièvre Méditerranéenne et la plupart des maladies infectieuses jusqu’alors si rebelles.
Dans les cas très graves, il faut faire des injections souscutanées ou intra-veineuses de My colysine injectable.
La combinaison de la Mycolysine et d’un vaccin spé-
cifique triomphe également de beaucoup de cas de cancers internes et de tuberculose.
On trouvera dans les leçons du Docteur DOYEN sur l’immunité, éditées chez MaLOINE et FLAMMARION, toutes les indications nécessaires au traitement des maladies infectieuses par la Mycolysine buvable et injectable.
Nous démontrerons, à l’aide du cinématographe, comment les phagocytes, stimulés par la Mycolysine, englobent et dévorent les microbes de nos maladies, et comment le Docteur DOYEN est arrivé à triompher de ces ennnemis, longtemps mystérieux et presque invisibles.
Docteur E. DOYEN