‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 101 sur 404 · Voir les réserves de Manitius, id., p · texte numérisé non relu

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ture, des Sulpicius Alexander !, des Renatus Frigeridus?, des Sidoine Apollinaire et des Fortunat, et à la poussée de la barbarie grandissante.

Ces lectures ne lui tinrent pas lieu d’une seconde éducation, et, jamais, Grégoire n'acquit dans le commerce des anciens les qualités de goût ni l'art du développement, qui avaient rendu si précieux aux Romains lenseisnement de la rhétorique. Il n'y prit pas non plus l'habitude du langage fleuri, qui, nous l'avons vu, était mise par Sidoine au-dessus de toutes les autres qualités du style, et qu'ilest plus facile de s'assimiler, parce qu'elle est distincte d'une sérieuse culture. Enfin, fait significatif, il faut noter que Grégoire, l'ami de Fortunat, n’a pas écrit de vers latins. A mainte reprise, il a constaté qu'il navait à sa disposition ni les ressources de la grammaire, ni celles de la rhétorique, ni celles de la dialectique, en un mot rien qui lui permit d'exposer savamment un sujet À. Il comprend que son langage paraîtra rustique à ceux qui connaissent les arts libéraux, et il s'en excuse ‘. A son style inculte, bref, terne, il oppose la clarté, l'éclat et l'abondance, familiers aux écrivains nourris des lettres. Loin d'être inspirés par la modestie, ses scrupules ont failli lui imposer silence. Il a fallu qu'il se sentit impérieusement poussé par l'amour et la crainte du Christ, pour oser écrire, malgré le sentiment très clair de son inexpérience ©. Mais 1l a compris que, devant Dieu, la philosophie ne prévaut pas sur la pureté, et qu'un écrivain ignorant mais pieux n'est pas condamné à se taire ; décision précieuse qui nous a valu l'Histoire des Francs, mais dangereuse par ses conséquences, puisque ainsi le talent de l'écrivain semble être considéré comme une quantité négligeable.

Est-ce à dire que, du tardif contact avec les classiques, Grégoire ait retiré seulement la conscience de son incorrection? Assurément non : les lectures faites après la jeunesse lui ont révélé l'existence

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