‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 108 sur 404 · Epist, Il, p · texte numérisé non relu

Epist, Il, p

11. Cela est prouvé pour Bède (voir chap. 9). Pour Aldhelm, cela est moins évi-

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Voilà donc un homme qui a vraisemblablement vécu en Gaule au vi® ou au vit siècle et qui pourra nous renseigner sur les études de son temps. Et, de fait, les quinze epitomar et les huit lettres, où Virgile étudie les questions de grammaire et de métrique‘, sont remplies de noms propres, de titres d'ouvrages dus à ses contemporains et de citations. C'est tout un monde que Virgile nous révèle. Malheureusement, il n’est pas certain que ce ne soit pas un monde imaginaire, ou tout au moins que la vérité et la fantaisie n’y soient mélées dans des proportions qui nous échappent. Les Fabianus, les Glengus, les Sedulius de Rome, les Lupus d'Athènes, les Balapsidus de Nicomédie, les trois Lucanus d'Arabie, d’Inde et d'Afrique. les Galbungus, les Aeneas, les Virgilius Assianus et tant d’autres que Virgile a parfois affublés de noms célèbres, sont, par ailleurs, totalement inconnus,

Faut-il croire que, par un caprice de la fortune, ils aient tous disparu, sans laisser un souvenir, alors que le nom de Virgile était conservé pendant tout le moyen âge? Ces hommes étaient les auteurs de nombreux ouvrages, au dire du grammairien : faut-il penser que, dans l'œuvre de préservation des lettres, quia sauvé, avant tout, les traités techniques et les encvclopédies, des ouvrages comme le

- poème de Maevius sur les huit parties du discours ?, ou l'immense ouvrage de Galbarius, De commentariis creati seculi 3, ou le livre de Reginus Cornilius De statu verbik,ou encore le traité de Terrentius De computo syllabarum * et les soixante-dix volumes de Donat sur la métrique n'auraient pas laissé d’autres traces que les mentions ou les citations qu'ena faites Virgile. Seuls ses propres ouvrages auraient survécu. Ïl y a là, on ne saurait le nier, quelque chose d'étrange ‘.

dent. L'abbé Lejay (Rev. de philol., XIX, 1895, p.60) estime que le vers cité a la fois par Virgile et par Aldhelm a dû être emprunté par ce dernier, non à Virgile, mais à un grammairien dont Virgile s'était, lui aussi, inspiré. Cette théorie ingénieuse ne semble pas à l'abri de toute contradiction. Peut-être Aldhelm a-t-il eu entre les mains un manuscrit de Virgile autre que ceux dont les nôtres sont 1SsuSs.

1. Nous ne possédons pas tous les ouvrages composés par Virgile ; voir Huemer, W. Siz.,1t. 99, p. 516.

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