‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 109 sur 404 · Epit. XV, p · texte numérisé non relu

Epit. XV, p

7. Outre les ouvrages cités plus haut, Virgile attribue 3.000 volumes sur les histoires des Grecs à Grégoire l'Égyptien (Epit. XV, p. 92), un livre Romano-

Ces bizarreries, on ne les explique pas en disant que le langage de Virgile est allégorique. Que, dansses écrits, Troie doive être lue Rome, et Rome, Toulouse, ce n’est pas impossible, mais cette clef nous est à peu près inutile; elle ne nous renseigne en rien sur la réalité des auteurs cités par Virgile !. D'autre part, la fantaisie apparait clairement dans certains passages de son œuvre. Virgile s'amuse quand il prolonge la vie des grammairiens jusqu à la millième année ?; il] s'amuse quand il conte les débats où, pendant quatorze jours et quatorze nuits, les grammairiens Galbungus et Terrentius discutent sur le vocatif de ego 3, dépassés d'ailleurs par Regulus de Cappadoce et Sedulius de Rome, qui consacrent quinze jours et quinze nuits à la question des verbes fréquentatifs, et sont près d'en venir aux mains ‘. Si bien qu'on en arrive à se demander si tous les personnages cités par Virgile ont réellement vécu, si tous les ouvrages mentionnés ont été vraiment composés, ou si auteurs et livres n'ont existé que dans son imagination. Il aurait usé de cet artifice, à la fois pour dramatiser ses écrits et pour donner de l'autorité à son enseignement. Virgile ne serait pas le seul écrivain de l'époque qui aurait usé d'un subterfuge pour recommander son érudition. Le géographe qui a traduit la Cosmographie de l'Aethicus Ister présente sa traduction comme n'étant pas son œuvre et il l'attribue à saint Jérôme :.

Nous ne pouvons donc ici suivre Ozanam, qui réalise tous ces L personnages pour les grouper autour de Virgile, et voit dans leur nombre l'indice et la garantie d’une grande activité intellectuelle. } Il faut se résigner à laisser cette question en suspens. Plus encore que l'existence d’une classe lettrée constituée par les Galbungus

rum laudis imperatorumque mililumque (Epist. WE, p. 146) et une lettre à Gurgilius Assianus (Epist. VII, p. 173) à Galbungus, une Expositio de diis à Gleugus (Epist. VII, p. 172), une lettre De pace missa à Catonius l'Africain (Epist. I, p. 446), cinq livres De statu regali, en grec, à Virgilius Assianus Epist. HI, p.146),un De Pyrrho à Andreas (Epist. VIL, p. 175); et à Gergesus vingt-sept livres De sole, luna, astris et praecipue cœæli arcu (Epit. IV, p. 45), (je lis viginti pour vienti ou viventi), ete. Voir Æpist. H, p. 125 : « neque enim Ciceronis Donis, Catonis. Virzilii Assiani aut illius Trojani aut Galbungi vel Terrentii aut alicujus ceterorum, qui de artibus multa opera feceruut compte et pulcherrime scripserunt.… »

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