‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 112 sur 404 · Epist, II, p. 146. Voir Huemer [W, Si3., L 99, p · texte numérisé non relu

Epist, II, p. 146. Voir Huemer [W, Si3., L 99, p

14. Epist, 11, de verbo, p. 137. Virgile dit encore que beaucoup de Gaulois écrivent canno pour cano.

Ainsi, nous le voyons, Virgile, presque constamment, accorde le droit de cité à des formes qui, d’après lui, s'étaient introduites dans le latin parlé par ses contemporains. Îl n'est pas impossible que la source principale à laquelle il ait puisé soit la langue parlée dans le coin de terre qu'il habitait !. Il a beau simuler une vue d'ensemble sur toutes les écoles d'Europe et d'Afrique *, sa vision est beaucoup plus courte et sa science beaucoup plus restreinte. Il ne lui arrive que rarement de réagir contre cet usage corrompu, et de lui opposer, sinon l'usage classique, au moins l’ensemble des règles fixes que les grammairiens de Constantinople, que Donat lui-même — j'entends le maître de saint Jérôme, non le Donat cité par Virgile — uvaient formulées. Aux auteurs romains il ne demande rien. Le poète dont il porte le nom ne lui fournit qu'un vers qu'il a parodié. Tous ses exemples sont empruntés aux écrivains dont nous avons parlé, c'est dire que Virgile peut en être l'auteur. En un mot, dans ses doctrines grammaticales, rien ne prouve quil ait subi l'influence de la culture classique, et qu'au cours des années passées auprès d'Énée, de Gratianus 3, de Reginus Cornilius !, Virgile ait lu seulement les textes latins. Nu arriverons à la même constatation en étudiant les chapitres où il a déployé toute son ingéniosité, et traité des douze FIRE: de la scindération et de la métrique.

Les procédés qu'il recommande : substitution de termes nouveaux aux mots employés par le vulgaire ÿ, emploi d'une lettre pour représenter un son ©, d'un mot pour une phrase et réciproquement ?, du même mot avec plusieurs sens 8, intéressent le langage

1. Cf. Huemer, W. Silz., p. 512; Geyer, Archiv. f. lat. Lex, t. I, p. 31, 3#; Ernault, De Virgilio Marone, p. 32.

2. Epist. V, de partlicipio, p.16+. Il faut noter pourtant que, chez les poètes africains du v* et du vi' siècle, conservés dans le manuscrit de Saumaise, on trouve des expressions qui font penser aux latinités dont parle Virgile (Anth. lat.,éd. Bucheler et Riese [, 1, p. 82, 83).

3. Episl. VIT, p. 63. Virgile était demeuré dix ans auprès de Gratianus.

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