‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 111 sur 404 · Epit. IV, p · texte numérisé non relu

Epit. IV, p

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Dans l'idée qu'il se fait des arts libéraux, Virgile s'éloigne donc parfois de la tradition. L'écart est bien plus considérable quand il entre dans son sujet et expose les questions de grammaire !. Il suit bien le même ordre que les grammairiens, mais il traduit dans la langue qui lui est propre leurs définitions *, et il réussit à les compliquer. Virgile apporte à l'usage des grammairiens de son temps, qui n'était pourtant pas constamment l'usage classique, des modifications importantes. Pour n'en citer que quelques-unes, 1ladmet la forme magnissimus #, ajoute, avec l'école de Galbungus (?), un : à docti‘, distingue lacus, i masculin ?, et lacus, us féminin 5 ; crée une nouvelle déclinaison de vis ?, etc.

À côté des incorrections qu'il ne discute pas, Virgile en admet d'autres qui, semble-t-il, lui sont imposées par l'usage des écrivains contemporains. Il ne dissimule pas que ceux-ci écrivent mal, il les excuse, mais constate avec regret que, consacrées par les maîtres les plus savants, les fautes seront recueillies par la postérité $. Il cède lui aussi à leur autorité : il se résigne à accepter sapiens sapientium comme l'équivalent dusuperlatif (licet ex sollicismo *), et à employer quantotus, tantotus (licet incongrua ratione ""). | n’admet ni ne repousse des formes comme solulus, ullulus, mealis, tualis ou quivir, qui viro, qui virum ?. Il condamne l'emploi de l'infinitif mis pour les autres modes, mais il en donne des exemples #3, Il admet l'emploi de magister pris adverbialement pour docte etc. I] proteste pourtant contre des formescomme scripserabo, scripseravi, familières, dit-il, aux Gaulois de son temps.

1. Voir Haase, De medii aevi studiis philologicis, p. 9, Huemer, W. Süiz. EL. 99, p. 550 et suiv., Ernault, op. cil., p. 33.

2. Par exemple pour le nom, Epit. V, de nomine, p. 26 : « Qualitas nominum non bipertila, ut ME rentur, » Cf. Donat (K., IV, p. 373): « Qualitas nominum bipertita est.

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