Acta SS., août, IV, p
7. L'étude et la récitation des Psaumes sont continuellement indiquées dans les textes de tout ordre, Concile de Tours de 567, c. 19 {Maassen, p. 127), Règle de saint Ferréol, 12 (M. 66, col. 96#+); Grégoire de Tours, Vitae Patrum, 2, praef. ; 13, 1, etc. Cf. Thomassin, Ancienne el nouvelle discipline de l'Église, Il, p. 190, 191, 241.
458 LES LETTRES DANS L'ÉGLISE DE GAULE DU IV° AU VIl® SIÈCLE
conciles, qui se sont tenus en Gaule, au vi* siècle, un souvenir profane. Le quinzième canon du concile de Tours de 567 cite un passage de Sénèque inconnu par ailleurs!. On sait l'usage que les Pères ont fait du philosophe païen ?; un grand nombre de fragments, provenant de ses œuvres aujourd'hui perdues, ont été recueillis chez eux; sous son nom, circulaient des maximes qui devaient être familières même à des hommes privés de toute instruction. Cest sans doute l'une d'elles que nous trouvons ici; conclure de cette rencontre à la culture des évêques qui assistèrent au deuxième concile de Tours, serait imprudent.
Nous arrivons aux règles monastiques # : nous écarterons, pour le moment, celle de saint Benoit, écrite vers 529, mais qui n'a pas pénétré en Gaule avant le vu siècle ‘. Nous nous limiterons aux règles des saints Césaire, Aurélien, Ferréol, à celle de Tarnat, à celle des saints Pères, qui ont été observées, au vi* siècle, dans les monastères de la Gaule.
La règle de saint Césaire prescrit de consacrer quelques heures de la journée à la lecture. « Qu'en tout temps, dit saint Césaire dans sa règle pour les hommes ?, ils lisent jusqu’à la troisième heure », et dans sa règle pour les femmes : « qu'en tout temps, elles vaquent à la lecture pendant deux heures...f » Des prescriptions analogues se retrouvent dans les règles de saint Aurélien ?, de saint Ferréol 8, de Tarnat”, qui procèdent de celle de saint Césaire !V, dans la règle des saints Pères !!. En outre, plusieurs règles stipulent que les moines apprendront les lettres (litteras) *.
1, Maassen, id., p. 124. Cf. Fragm. ex lib. Sen., éd Lemaire, IV, p. 403.