Grégoire, Dial... IT, 8 (M. 66, col
villageois les vérités les plus simples de la foi!. Nous ne croyons donc pas que, sans recommander explicitement les lettres, saint Benoit en ait imposé l'usage en inscrivant, dans sa règle, la lecture sacrée, comme la seule occupation intellectuelle à laquelle les moines dussent se livrer. La présence d'enfants, comme saint Maur, comme saint Placide, amenés tout jeunes à saint Benoît, ne rendait pas davantage l'enseignement des lettres indispensable au Mont-Cassin*. (Cet argument n'aurait de valeur que s’il était prouvé que saint Maur, que saint Placide, ont été véritablement instruits; mais comme nous ne le savons pas, il a toutes les apparences d'une pétition de principe. Mabillon à invoque encore l'exemple de Marc, moine du Mont-Cassin, dont nous avons des distiques consacrés à saint Benoït. Le poème est écrit en vers corrects; mais on ignore si Marc avait grandi au Mont-Cassin; si bien que ce témoignage perd beaucoup de sa valeur‘. Nous laisserons de côté l'argument de l’abbé de Rancé, d'après qui les moines, observant strictement la règle de saint Benoît, n'auraient pas eu le temps de se livrer aux études ÿ. Mabillon lui a, sur ce point, victorieusement répondu. Les études intéressent seulement les jeunes moines ; elles se rapportent à leur formation. On s'expliquerait que saint Benoît, si exact à répartir les occupations des moines et à ne pas laisser sans emploi une seule heure de la journée, n'en eût cependant pas inscrit l'obligation dans sa règle, même s’il avait entendu les imposer à ses disciples. Mais ce qui est plus étonnant, si, dès le temps de saint Benoît, les lettres étaient, au Mont-Cassin, mises au service des études religieuses, c'est que Cassiodore, tentant, quelques années après, un essai analogue au monastère de Vivarium, n'eût pas fait quelque allusion à son devan-
cler. On le voit, sans regretter l'interprétation du schapitre 48 de