‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 165 sur 404 · Id. : « Quae sunt male praesumpla recorrige · texte numérisé non relu

Id. : « Quae sunt male praesumpla recorrige

et dolosi, radetur caput suum, inflabitur ventrem pour inflabitur ventre, terra, in qua habilat in ea qui sont appuyées par l'autorité de nombreux manuscrits !. Soulignons ce conflit de la grammaire avec letexte de l'Écriture, et remarquons surtout comment il est résolu. C'est un des traits de détail le plus significatifs, dans l'œuvre générale de fusion de l'antiquité et du christianisme. Même dans la grammaire, nous voyons apparaître le redoutable principe d'une autorité divine, infaillible non dans la pensée, mais dans la lettre, ici dans la traduction que l'interprète avait donnée du texte original. Ce quinzième chapitre des Znstitutiones divinarum et saecularium litterarum contient, en raccourci, la méthode scientifique du moyen âge.

Nous arrivons au second livre de Cassiodore, qui est généralement cité sous le titre spécial de De artibus ac disciplinis liberalium litterarum?. Dans cette deuxième partie, Cassiodore se propose une double fin : fournir, en un manuel, un résumé des arts libéraux, tracer un plan detravail pour ceux à qui cette étude sommaire ne suffirait pas. Cassiodore adopte la division des arts libéraux qui va devenir classique au moyen âge ; peut-être l’a-t-il empruntée à Martianus Capella3. Déjà nous la rencontrons, presque constituée, dans saint Jérôme‘ et saint Augustin’. 1l distingue les arts parmi lesquels il range la grammaire, la rhétorique, et les disciplines qui comprennent l'arithmétique, la géométrie, la musique et l’astronomie6. Quant à la dialectique, elle est en partie un art, en partie une discipline?.

Pour chacune des disciplines, il trace comme une table méthodique des matières qui la composent, et il s'attache à définir

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