Id. (col. 1167). Halm, id., p
8. Id. Cf. Baur, Beiträge zur Gesch. d. Philos. des Miltelalters, IV, 2-3, p. 354. |
l'arithmétique et de la géométrie !, et même de la musique et de l'astronomie parait assez mince. Mais les proportions de son traité reproduisent assez exactement, croyons-nous, celles qu'avaient les différents arts dans ses préoccupations. Évidemment les trois premiers étaient d'une importance plus considérable pour l'intelligence de l'Écriture.
En dehors du De artibus ac disciplinis liberalium litterarum, Cassiodore composa, à l’âge de quatre-vingt-treize ans, un traité d'orthographe?. Ce n'est pas tout, en effet, lui avaient dit les moines, de nous transmettre des connaissances ; il faut nous donner le moyen de les noter correctement. Cassiodore fit, à leur intention, des extraits dans les auteurs anciens qui avaient traité de l'orthographe : Adamantius Martyrius, Caesellius Vindex, Cornutus, Velius Longus, Valerianus, Papirianus, Eutyches, Priscien?.
Le De orthographia de Cassiodore ne ressemble pas à l'ouvrage de Caper ou à celui d'Agraecius que nous avons déjà rencontré 4; il ne renferme pas pêle-mêle l'indication des règles de grammaire, des fautes à éviter, des synonymes, etc... Cassiodore n’y a introduit que des remarques concernant à proprement parler l'orthographe : emploi de l’hk, des lettres redoublées, assimilation des consonnes, distinction de v et b, etc. Puisant à plusieurs sources, il n'évite pas les redites, et l’on peut mettre en doute l'utilité de certains extraits; mais, tel qu'il était, le recueil pouvait rendre de grands services. Les règles de ponctuation, que Cassiodore a données dans l'introduction, n'étaient pas la partie la moins utile de son livre,
1. Pour la géométrie, nous renvoyons aux savantes études que M. V. Mortet a publiées dans la Revue de philologie, en 1900 et en 1903 [réimprimées avec des additions (publication du texte de la Conclusio) en un tirage à part (Paris, Klincksieck, 1904) |. M. Mortet (id., 1900, p. 274) a établi en quoi Cassiodore s'est montré original, dans son exposé de la géométrie. Ces études contiennent des vues précieuses, non seulement sur cet art, mais sur le texte, si mal établi jusqu'à présent, et sur le caractère des Inslilutiones.