Cf. Hugh Wiüilliaws, op. cil., p
3. Mon. Germ. Auct. Ant, IV, p. #73. — En #30 ou #31, d'après Bède, fist. Eccl., 1, 13.
4. Le premier évêque canonique, pense justement M. Zimmer (Xelt. Kirche, p. 215). |
5. M. Ziminer, reprenant une hypothèse d'O'Brien(The Irish eccl. Record, VIIF, 1887,p. 123. Cf Rev. Celt, VII, p. 535), et lui donnant tout son développe: ment, a supposé (Kell. Kirche, p. 215)que Palladius et Patrice étaient le même personnage. Celle identification n’est pas établie, et l'on n'a pas, croyons-nous, le droit de prétendre, grâce à cetle substitution, que Patrice reçut sa mission du pape Célestin,
6. Dom Besse dit {ev. des Qu. hist., 1902, p. 396) : « La tradition de Lérins fut transportée en [rlande par saint Patrice, » Nous avons vu plus haut ce qu'il fallait penser de l'enseignement des lettres à Lérins, au v° siècle.
partie de ses voyages est légendaire !. Parmi « les évêques, les prètres, les diacres, les exorcistes, les hostiaires, les lecteurs » qui l'accompagnent, au dire de Tirechan *, un texte postérieur place des Francs, des Romains, des Bretons et des Scots *. La présence des Bretons est naturelle, celle des Scots ne l'est pas moins, puisque nous admettons qu'il y avait des chrétiens en Irlande avant cette époque et que, d'autre part, des Irlandais, passés en Bretagne pour un motif quelconque, pouvaient yavoir été convertis. Celledes Romains est douteuse et semble avoir été imaginée, pour faire coopérer l'Église de Rome à l'œuvre commune. Restent les Francs, par lesquels l’hagiographe veut évidemment désigner les Gallo- Romain: $. On a tout lieu de penser que Patrice a trouvé parmi eux des collaborateurs. La participation directe ou indirecte -de l’Église de Gaule à la conversion de l'Irlande et au développement de son Église est, en effet, attestée par les nombreux emprunts de la liturgie irlandaise à la liturgie gallicane *. C'est seulement quand l'Église irlandaise est, après e vue siècle, en relation avec Rome, que sa liturgie se pénètre d'éléments purement romains 5. L'Antiphonaire de Bangor, qui date de l'époque où elle est indépendante, est un livre gallican *.
Cette origine admise, exeminonsles conclusions qu'on en peut tirer pour |’ histoire de la culture classique en Irlande. Il est évident que, dans la seconde moitié du 1v° siècle, l'Église gallo-romaine et peutêtre l'Église bretonne clicatéapables de transmettre leslettres classiques. Le. Irlandais ont-ils, dès ce moment, prolité de cette faculté ?
1. Sur ces voyages, voir Duchesne, Bulletin Critique, VX, 1888, p. 282; d'Arbois de Jubainville, Rev. Celt., XVUH, p. 251; Whitley Stokes, The triparlile Life, I, p. 301, #20, note, ete. — Le séjour de saint Patrice à Rome est évidemment léwendaire.