‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 193 sur 404 · Vila, 3 (id., col · texte numérisé non relu

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ÿ. Arrivé à Rome, en 382, d'après Usher, il y serait resté vingt ans (id., p. 412 et 512),

6. Il serait arrivé à Rome à la même époque que Ciaran ({id., p. #12) et serait revenu en Irlande en #02. Vila, 6 (Acta SS. Hib., col. 516). Dans un de ses voyages à Rome, saint Abhan est accompagné par saint Ibar (id.).

T7. Bibliog. Hagiog. Voir d’Arbois de Jubainville, Rev. Celt., XXII, p. 355.

romaine. Composées à une époque où, d'une part, le souvenir du séparatism: de l'Église celtique était encore vivant, où, de l'autre, la domination de l'évêque de Rome était incontestée, elles sont justement suspectes.

L'origine romaine du christianisme irlandais n'étant pas établie,

us en revenons à l'hypothèse la plus naturelle, et nous croyons que l'Irlande a été évangélisée tout d'abord par l'Église bretonne, ellemême soutenue et développée avec l'aide de l’Église des Gaules. Les chrétiens irlandais du 1iv° siècle nous paraissent avoir été formés soit par des Bretons, soit par des Irlandais avant séjourné en Bretagne!. Ainsi naquit, à la fin du 1v° siècle, une Église quelque peu indépendante, portée à accueillir des doctrines dangereuses comme celle de Pélage, et à les conserver, même après leur condamnation par l'Église d'Occident.

Au v°siècle, Les chrétiens irlandais, moins nombreux sans doute que ne se l'est figuré M. Zimmer?, sont aidés dans leur œuvre d’évangélisation par la venue de missionnaires nombreux.

D'où partait ce second mouvement? Un passage de Prosper * semble indiquer quel'impulsion venait de Rome : en 431, Palladius était envoyé aux Scots comme premier évêque *, mais on sait que la mention de chroniqueur est le seul souvenir qui nous soit resté de ce missionnaire-fantôme 5. L'action de Rome n'apparaît donc pas encore. Nous apercevons au contraire celle de l'Eglise bretonne dans le mouvement symbolisé traditionnellement par le nom de Patrice. Saint Patrice lui-même est un Breton. Ses biographes le représentent, il est vrai, comme instruit sur le continent 5. Mais une

1. Tel ce Dymma dont il est question dans la vie de Declan, 2, 15 (Acfa SS., juillet, V, p. 596). CF. Üsher, Brit. Eecl. Ant, p. #10.

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