‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 201 sur 404 · Id., #(id., p · texte numérisé non relu

Id., #(id., p

11. Véta Samsonis, T,7 (Mab., Acta SS., I, p.168).— Cf. pour les lettres sacrées, Vila [ltuti, TiRees, p 16+); Vila Gildae par un moine de Rhuys, 3 (Mommsen, Chron. Min., WI, p. “els et ü {id., p. 93).

12. Vita, 7 (ces, p. 164. CF. Vila ÉRRNEEE I, 3 (Mab., Acta SS., I, p. 168); Vila Gildae par un oiie du Rhuys, 3 Monméen, id., p. 92), et 6 (p. 93); autre vie attribuée à Caradoc, 1 (Mommsen, p. 107).

Ces traditions doivent être utilisées avec beaucoup de prudence ; La chronologie même des Saints est impossible à établir d'une façon certaine. Mais la fondation du monastère de Llan Iltud, le rôle du saint dansl'Église bretonne, sont des faits historiques, qui se dégagent des obscurités et des légendes, et nous sommes en droit de retenir, au moins comme vraisemblable, la tradition d'après laquelle Gildas aurait appris auprès d’Iltud ce qu'il savait de la grammaire.

M. Zimmer a pensé qu'on pouvait déterminer l'enseignement d'Iltud avec plus de précision. « L'école monastique de Llan Iltud. dit-il!, était une école de rhétorique christianisée, comme les anciennes écoles de rhétorique en Gaule, au v° siècle, s'étaient à moitié transformées en facultés de théologie. » Nous laissons de côté ce qu'il y a de hasardeux dans cette comparaison. Le terme même d'école de rhétorique est bien ambitieux. M. Zimmer donne à ce mot un sens particulier. Il a admis en effet que les Hisperica Famina avaient été composés dans l’école d'Iltud, et la rhétorique dont il parle serait l'étude communiquant le style étrange qui caractérise ces textes. Il va plus loin : dans Îles Hisperica Famina, il retrouve le tableau de scènes empruntées à la vie même de cette école ?, Nous examinerons, dans le chapitre suivant, la question des Hisperica Famina; mais, dès maintenant, nous pouvons dire que nous n'y trouverons pas d'indices apparents de la culture classique. Les écrits de Gildas nous renseigneront mieux sur la connaissance des lettres profanes dans l'Église bretonne du vi* siècle.

Il est assez difficile au premier abord de reconnaître, dans le De ercidio Britanniae 3, l’œuvre d'un homme qui a étudié les lettres. Ces longues phrases toulfues révèlent tant de maladresse et servent si mal la pensée, qu'on serait disposé à les attribuer à un auteur peu cultivé. En les examinant de près, on revient de cette première impression. Le style de Gildas est obscur, embarrassé, c'est indéniable ; mais on sent, dans ses phrases les plus longues, un effort pour construire, je dirais un certain art, si la faiblesse des résultats n’interdisait l’emploi d'un tel mot. De plus, que l'on compare son vocabulaire à celui de beaucoup d'autres écrivains religieux, on sera frappé de sa pureté relative. Ce n'est pas qu'on ne

Page 1