Krabo, Mütth., p. 8, note
8. Sur Dubdagrec, Dubda le Grec = Dubdachrich, voir Zimmer, Pelagius in Irland, p. 6, note, et Preuss. Jahr., LIX, p. 40; Krabo, Mit{h., p. 10.
9. De nat. rerum, 46 {M. 90, col 264); De temporum ralione, 32 (M. col. 437). C£. Krabo, id., p. 7.
26% LES LETTRES CLASSIQUES EN BRETAGNE ET EN IRLANDE — Il
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La grammaire dans les écoles irlandaises et bretonnes.
La pauvreté des documents et l'absence d'ouvrages techniques sur les arts libéraux, écrits par des Irlandius ou des Bretons au v, au vi‘ et au vu® siècle, expliquent pourquoi il nous est impossible d'indiquer quelles ont été leurs théories grammaticales, comme nous le ferons pour les maïtres des écoles anglo-saxonnes.
D'après O'Curry !, les maîtres irlandais utilisaient, dès le vi‘ siècle, Donat et Priscien. Nous ne savons ce qu'il y a de fondé dans cette assertion. Les manuscrits latins de provenance irlandaise, contenant des traités de grammaire, de rhétorique et de dialectique, sont tous postérieurs au vu siècle ?. Les Livres de Ballymote* et de Lecani, sur lesquels s'appuyait, croyons-nous, O'Curry, contiennent, il est vrai, des emprunts et des allusions à Donat, à Priscien, à Comminianus, mais ils sont, l’un du xtv°, l’autre du xv' siècle, et ils ne reproduisent pas, que nous sachions, des traités datant de l'époque qui nous occupe. Le Martianus Capella de Cambridge est du vin' siècle. Nous n'ignorons pas que, l'Irlande ayant été plus tard ravagée par les Danois, les monastères d'Iona, de Bangor, d'Armagh avant été plusieurs fois détruits, on peut supposer que les ouvrages, attestant la science des grammairiens irlandais du vit et du vu® siècle ont disparu dans la tourmente ÿ, Comment expliquer alors qu'en s'expatriant, les missionnaires irlandais n aient pas apporté quelques-uns de ces traités sur le continent ? Et, s'ils en ont apporté, et que la disparition en soit due au mépris inspiré par les manuscrits scoftice scripla 5, comment expliquer que ce dédain n'ait eu des effets funestes que sur des manuscrits d'une
1. Nous n'avons pu consulter son ouvrage ; nous avons trouvé cette indication dans Healv, Znsula doctorum, p. G0+#.
2, La liste, avec les références, en a été dressée par W. Schultze, Centralblattf. Bibliothekswesen, VI, 1889, p. 287.
3. Publié en fac-similé par Atkinson, Dublin, 1887. P. 318, col. 2, #8; 32%, col. 2,25, le nom de Dounat.
%. Publié en fac-similé par Atkinson, Dublin, 1896, P. 283, col, 2, 6, Priscien, Commininus.