‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 269 sur 404 · Cf. Bède, Hist. Eccl., V · texte numérisé non relu

Cf. Bède, Hist. Eccl., V

+. Bède, id., dit que Daniel de Winchester et lui étaient : « in rebus ecclesiasticis et in scientia Seripturarum sufficienter instructi, » Mais, plus bas, il ajoute qu'Aldheln était : « scripturarum tam liberalium quai ecclesiasticarum eruditione mirandus., »

9», Cf les lettres qui lui sont adressées par Aethilwald {M. col. 97, Epist. Mer. el Kar. aevi, 1, p. 23N;, par Cellanus (M. col. 99, Guill, de Malm., Gest. Pont. Anyl., V, S 191). Cf. Traube, Perrona Scottorum, p. #78.

6. Epist. Mer. et Nar. aeri, 1, p. 237. Guill. de Malm., Gestis Pont. Angl., V,S 191. CF. Traube, Perrona Scottorum, p. #7.

L'impulsion était donnée. Théodore et Hadrien avaient formé : d'autres disciples, par exemple Tobie qui mourut longtemps après Aldhelm {en 726) et dont la science était immense !, Albinus qui succéda comme maître à Fadrien ?. Dansles monastères, le programme qu'ils avaient tracé s’appliquait plus exactement et d'une manière plus méthodique.

En même temps que la curiosité grandit, les movens d'action se multiplient. Les moines anglo-saxons font de fréquents voyages à Rome #, et ils en rapportent des secours de toute espèce. En relation les uns avec les autres, ils sont à l'affût des documents ‘, et la bibliothèque de leurs couvents tient une des premières places dans leurs préoccupations *. Les femmes même apprenaient les lettres. Nous vovons des nonnes, amies d’Aldhelm, se livrer à des études approfondies qui comprennent la grammaire et la métrique f.

I ne faudrait cependant pas se figurer que les contemporains d'Aldhelm aient tous étudié les arts libéraux. L'un de ses correspondants, Haeddi, évéque de Winchester, était, à entendre Bède, doué de plus de vertu que d'instruction 7, L'érudition sacrée même n'était pas accessible à tous. L'évèque Acca * constatait que tous les lecteurs n'étient pas instruits. On peut croire cependant que. si tous les évêques et les moines anglo-saxons de cette époque, dont les noms ont élé conservés, négalèrent pas les connaissances d’'Aldhelm, et s'ils ne firent pas profession d'auteurs, l'émulation, le désir de pénétrer plus avant dans le paradis des Écritures %, qui apparaît non seulement dans le clergé, mais chez les laïques “, répandaient davantage de jour en jour l'usage des lettres. La génération qui suit immédiatement celle d'Aldhelm en fournit la preuve, Forthere, qui .

1 ide, Hist. Ecel, V, 8 et 23. Il savait les langues latine, grecque el saxonne, CU il parluitles deux premières comme sa langue maternelle.

2, 1d., V, 20: ç@ In tantum studüs scriplurarum institutus est, ut Graecam quidem Hinguam non parva ex parte, Latinam vero non minus quam Anylorom, quae sibi naturalis est, noverit, » CF id., praef : « Albinus vir per omnIa doctissimus fuit, »

3. Bode {ist Erel,, NV. 20, de Hwaetbereht id., Vita SS. Abb., 2, M. 94, p. 325, de Nothelm id., {Hist, Ecel,, praef.), ete.

+. CT. Bode, ist. Ecel., praef.

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