‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 268 sur 404 · Epist. Aethihraldo (M. col · texte numérisé non relu

Epist. Aethihraldo (M. col

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ture. Comme les Pères, 1l reconnaît les dangers que peuvent présenter les études profanes. Dans le De laudibus virginitatis 1, 1l nous montre Chrysantus qui, après avoir étudié les arts libéraux, embrasse Je christianisme ; dès qu'il a connu l'Évangile, il comprend « l'inanité de l'argumentation stoïcienne ou des catégories d'Aristote et la supériorité de la philosophie céleste sur les sciences humaines ». Ailleurs *, il étend ses craintes à toute la philosophie païenne; mais ce danger, 1l l'écarte à cause des services rendus par les lettres. Nulle part on n'aperçoit qu'il ait même hésité. La question était tranchée; l'Église anglo-saxonne admettait l'usage des études classiques, en faveur des lettres sacrées. Ce principe exprimé par Aldhelm, nous le retrouvons chez ses successeurs. Mais en même temps, et ceci constitue un fait important pour le sort des lettres, suivant la culture propre qu'ils auront reçue, nous les verrons plus ou moins dépasser le but ainsi assigné aux études. Aldhelm est bien gauche et bien barbare encore ; il a surtout développé sa mémoire ; et pourtant, il nous apparaît comme ayant reçu de l'antiquité des services un peu différents de ceux qu'il en attendait. Il a fait preuve d'une ardeur poétique qui ne lui était pas imposée par un intérêt religieux ; il a montré un souci de la forme, que certains moines du 1v° siècle eussent trouvé condamnable, Comme on va le voir, il ne fut pas le seul Saxon qui, tout en prétendant user des lettres antiques comme d'un moyen, se soit laissé entrainer à les aimer pour elles-mêmes.

Aldhelm jouit d'une grande influence ; la connaissance des lettres, son talent de poète *, autant que son érudition sacrée #, l'avaient rendu célèbre parmi ses contemporains”. Les Scots eux-mêmes imploraient sa direction f. Sa réputation ne finit pas avec lui ; après sa° mort qui survint en 709, il demeura, pour les Anglo-Saxons, un classique.

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