Cf Plumimer, Baedae opera, 1f, p
8. fist. cel, NV, 21, Le passage de Platon (Républ., 4731. sur l'avantage quil y aurait à ce que Le monde fil gouverné par les philosophes, devait être familier méme aux écrivains ecclésiastiques; cette allusion ne prouve pas une étude directe de Pluton,
9, Les erreurs où Fon peul tomber sont comparées à Charvbde et à Seylla.
10. Berger, Hist. de la Vulg., p. 37. CE. Vita Ceolfridi, 37 Hisl. abb. aul. anon., éd, Plummer, Baedae opera, {, p. #02,
Bède eut d'autres maîtres. Nous en connaissons quelques-uns. Pour l'Écriture, il fut confié à plusieurs moines, entre autres Trumberct, disciple de Ceadda, évêque de Lichfield !. Peut-être apprit-il de l'archichantre Jean, envoyé par le pape Agathon à Benoit Biscop ?, à chanter l'office suivant le rite romain. Il étudia les arts libéraux soit avec des compagnons de Trumberct, soit avec des disciples de Théodore et d Hadrien, comme le suppose Mabillon 3. Ainsi nous retrouvons, dans son éducation, la double influence que nous avons déjà notée dans celle d'Aldhelm, et nous relevons, parmi ses maîtres, à la fois les disciples de la tradition irlandaise et ceux de la tradition romaine.
A dix-neuf ans, Bède recevait le diaconat, à trente ans la prétrise; dès lors, jusqu'à la cinquante-neuvième année de son âge « il travaiHait à à prendre des notes sur la sainte Écriture pour ses propres besoins et ceux de ses disciples, et s'employait à apprendre, à enseigner et à écrire ». Bède eut le bonheur, exceptionnel alors, de naître dans un pays où, durant de longues années, devait régner la paix. Après une période de lutte et de conquête, les rois de Northumbrie avaient renoncé à étendre leur domination sur les royaumes voisins. Pendant plus de cinquante ans, rien ne troubla sa pieuse et studieuse retraite, rien ne rompit l'unité de sa vie, qui se déroula tout entière à l'écart du siècle, dans l'unique recherche « de la véritable sagesse »?.
On aime à se représenter Bède au milieu de ses disciples, car en lui le maître domine. Pour les conduire à la lumière, il reprend, avec eux, le cycle des études qu'il a lui-même parcourues, et, prolitant de son expérience, il va plus loin que ses propres maitres. Il les initie d'abord au latin, la principale des trois langues sacrées, dans l'Occident; on voit Bède guidant leurs premiers pas, dans l'étude de cette langue, notant, sur des cahiers, les observations dont l'ensemble formera son traité d'orthographe. II s'aide d’abord de la langue vulgaire, puis il lit avec eux des textes sacrés, Les moines chanteront les hymnes, et Bède leur enseigne à placer l'accent: ils devront découvrir, à travers les images, les différents sens de l'Écriture, et Bède étudie avec eux les tropes et les figures ; ils
Bède, id., IV, 3.
Mabillon, Bedae Elog. (ActaSS., HI, 1,p. 542). Cf. Werner, Beda, p. 82,
. Id,
. Bède, Hist. Eccl., V, 24.
. Acca, Epist. adhort. ad Bedam (Bède, Erpos. in Luc., M. 92, col. 30%: