Alcuin dit (v
Quae.. scripsere...
Hislorici veteres, Pompeius, Plinius, ipse Acer Aristoteles, rhetor quoque Tullius ingens. . M. Monod demande {Études critiques sur les sources de l'hist. car., p. 62, note) qui est cé Pompeius. Il s'agit évidemment du commentateur de Donal,. 6. [Il est cité d'après Charisius ; ef. Keil, E, p. xivnr. 1 V:4997.
Alcuin distingue Boèce et Aristote, on peut supposer qu’il ne connaissait le Stagyrite que dans la traduction de Boëce. Prant} qui a recherché ! les sources auxquelles Alcuin a puisé, en composant sa Dialectique, a retrouvé cet ouvrage presque en entier dans Boëce. dans Isidore et dans les Catégories du Pseudo-Augustin. Quant à Cicéron, les Anglo-Saxons ont eu certainement entre les mains, le De inventione * et les Topiques *. Il se peut qu'ils aient connu d'autres ouvrages ‘, mais il se peut aussi que les quelques citations des ouvrages oratoires de Cicéron aient été empruntées par eux aux grammairiens. Vraisemblablement, les traités techniques présentaient pour eux beaucoup plus d'intérêt que les discours. Telle qu'elle était, cette bibliothèque offrait aux élèves de l'école d York des ressuurces considérables : elle contribua sans doule à l'éclat qu'y reçut l'enseignement sous Egbert et sous ses successeurs.
C'est Alcuin qui fut l'élève, puis le maitre le plus illustre de l'École d'York, et c'est lui que nous devrions étudier maintenant, s’il n'appartenait en propre à l'histoire de la Renaissance carolingienne. Nous nous garderons d'aborder l'œuvre qu'il accomplit sur le continent; toutelois, dans les chapitres suivants, nous étudierons les traités qu'il a consacrés aux arts libéraux, ils se rattachent à l'enseignement qu'il avait reçu, puis professé à l'École d'York. Sur certains points pourtant, nous aurons l'occasion de remarquer qu’à l'École Palatine, Alcuin élargit le programme de ses maîtres.
Ce que les Anglo-Saxons ont emprunté de l’enseignement antique, nous allons le voir, en détail, dans les pages qui suivent. Si. dès maintenant, nous tentons de dégager une impression générale de l'esquiss? rapide que nous venons de tracer, nous constatons quel Église anglo-saxonne à joué un rôle considérable dans l'adaptation de la culture antique à l'enseignement religieux. Quand le plan, tracé par saint Augustin, fut repris en dehors des pays romans, quand, avec des movens, semble-t-il, assez restreints, les Irlandais et les Bretons en eurent ébauché la réalisation, l'Église anvlo-saxonne solfrit pour une expérience plus complète. Son ardeur fut aidée par les circonstances. Il se trouva que, dans un