Col. 858, d'après Priscien, I, 14 et 15 (K., I
5. Voir, par exemple, Charisius, Il, 1#(K., [, p. 226), emploi des modes, elc… [l a, en outre, traité de l'emploi des cas dans le De idiomalihus (K., I, p. 291). — Diomède (K., E, p. 310), accord des verbes (td, p. 388), concordance des temps {id., p. #05, questions de lieu, ete. — DonatiK., IV, p. 356, 365, 390); 375, comparatif et superlatif, Cf. Servius (id., p. #31), Pompée (K., V, p. 158), ete. — Consentius {K., V, p. 38#), régime des verbes, [Notons en passant que Consentius {K., V, p. 385) emploie regere dont Thurot (Doct. gramm., p 82) semble dater Fapparition du xui* siècle.} On trouve quelques règles dans les traités d'orthographe : Caper {K., VIE, p. 92), Agroccius, p. 416, 117,etc, |
6. Priscien qui suit Apollonius Dyscole :XVIT, 1, K., HE, p. 108; entend la Synlaxe dans le sens le plus larwe du mot.
le désordre et les redites pouvaient déconcerter des disciples moins instruits que les auditeurs de Priscien ; et la confusion de la prose littéraire et de l'usage courant, des constructions propres à la langue des prosateurs et à celle des poètes! risquait de les égarer. En beaucoup d'endroits, ces deux livres étaient inutilisables pour qu demandait la constatation, non l'explication logique des faits. Néanmoins, le chapitre du livre dix-septième qui traite du pronom, et le livre dix-huitième, en entier, avaient une utilité très grande ; ils présentaient, dans un ensemble, les règles nécessaires pour l'emploi des cas, l'accord, l'emploi des modes, etc... De plus, Priscien à rattaché à l'étude des verbes une liste d'expressions, où le verbe joue un rôle plus ou moins important ?. C'était un livre précieux. et bien des faits y étaient analysés qui, dans les textes, fussent demeurés inaperçus.
Dans aucun des traités composés par des Anglo-Saxons, nous ne rencontrons une étude suivie de la syntaxe. Ils donnent quelques règles incidemment, soit dans leurs grammaires 3, soit dans les traités d'orthographe ‘. Les observations de ce genre sont trop peu nombreuses pour que nous puissions voir si, théoriquement, ils ont eu des idées particulières à ce sujet. Pourtant, on constate qu'aux règles recueillies dans les grammairiens, ils ont apporté quelque tempérament, par suite de leurs lectures et des textes dont ils acceptaient l'autorité. Nous avons dit plus haut, en parlant de l'usage, ce que donnait cette contribution personnelle. L'imitation de l'Écriture, la langue chrétienne, élargissent le champ de la langue et introduisent de nombreuses lentes dans la syntaxe. Dans le De orthographia de Bède, nous trouvons, consacrées, des règles rédigées d’après la langue de Grégoire le Grand à.
On peut affirmer, en tout cas, que la syntaxe n'a pas eu pour les
{. Priscien emploie des constructions étrangères au lalin classique, par exemple : non dico quod, XVI, 13 (K., I, p. 116), etc. ; impero libi te prof Fe (XVI, #5, id., p. 227, etc.).
. XVII, 290 (p. 363}.
3. Bède (?) Cunabula (M. 90, col. 630), prépositions d'après Donat {K., IV. p. 390-391). Alcuin, Gramm. (M. 101, col, 861), comparatif et superlatif d'après Donat (K.,p. 379}.
4. Bède, De orth., construction de ausculto {K., VIE, p. 262), aneillor id. P. 263), dominor {#d., p. 251}, pudet, pænitel (id., p. 282), interest (id., p. 2h), queror (id, p. 28%) ele.
5, Construction de eur{K., VIE, p. 267 et 286}, dum (p. 271), doleo (p. ? quia (p. 286).
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TRAIÏTÉS D'ORTHOGRAPHE 343
grammairiens anglo-saxons l'importance qu'elle a présentée pour les théoriciens du x siècle !, et que les Anglo-Saxons n'ont pas abordé l'étude de la proposition. Ils ont demandé à la syntaxe de les aider à comprendre les textes et à écrire correctement. Ce soin les a trop absorbés pour leur laisser le loisir de subtiliser.
De même, ils n’ont pas fait une étude spéciale des vifia auxquels les grammairiens avaient donné un grand développement et qu'Alcuin inscrit parmi les matières de la grammaire ?. Ils se contentèrent sans doute du tableau rapide qu a présenté Donat :. Pour les definitiones, ajoutées par le maître d'York au programme d'Isidore de Séville, et qui avaient, pour des étrangers, une importance exceptionnelle, les Anglo-Saxons utilisèrent, outre les auteurs, outre les traités d'orthographe, outre les Et: nolonae: les recueils de Vafron, de Nonius Marcellus, de Verrius Flaccus. On verra plus loin # ce qu'ils ont dit des pieds, des accents et de la ponctua- , tion. Nous en venons à l’un des chapitres de la grammaire qui a particulièrement attiré leur attention, l'orthographe.