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et qu'ils apprenaient pourtant pour s’en servir ainsi que d'une langue vivante; il a lu, pour eux, les Znstifutiones, ce vaste répertoire, dont le développement leur interdisait l'accès ; 1l en a extrait les notions que Donat avait omises. Tout cela, il l'a clarifié, soit par l’heureuse disposition du dialogue, soit en abrégeant ou en modifiant les règles; et 1l l'a fondu en un manuel commode et simple.
Enfin son bon sens l’a garanti contre la tendance au raisonnement. Si l'on admet que, dans son enseignement, Alcuin faisait preuve de la même prudence que dans un livre élémentaire, on voit qu'il n’a pas tenu à lui que la grammaire ne reçüt, au début du moyen âge, une sage orientation. Ces qualités sont suffisantes pour mériter à Alcuin une autre réputation que celle d’un compilateur.
Nous avons étudié jusqu'à présent les parties du discours. C’est la seule division de ce qui est, à proprement parler, la grammaire d'une langue, que les Anglo-Saxons aient traitée dans leurs ouvrages. Alcuin définit les sons (voces)!, les lettres?, mais sans y insister. Il consacre quelques lignes aux syllabes, mais il ne parle que de leur quantité. Sur la sixième et la septième division qu'il a reconnues dans la grammaire, la dictio et l'oratio, nous n'avons que des définitions #, Bède et ses contemporains ont étudié ces chapitres dans les grammairiens. Pour l'étude de la syntaxe, les grammairiens anglo-saxons trouvaient des indications dans plusieurs des auteurs qu'ils possédaient *. Mais, seul, Priscien leur offrait, dans les deux derniers livres de ses /nsfitutiones, une étude complète du sujet f. Le mélange du grec et du latin, l'abus du raisonnement,