‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 319 sur 404 · Pompée (K., V, p · texte numérisé non relu

Pompée (K., V, p

du mot temps !, et il ne mérite pas le reproche que Thurot adressait à Pompée d'être inintelligible ?. |

La méthode employée par Aldhelm pour étudier l'accent tonique, n'allait pas sans inconvénient : morcelée, la théorie de l'accent latin paraît beaucoup plus compliquée qu'elle ne l’est. En outre, Aldhelm ne parle ni des monosyllabes, ni des prépositions, ni des enclitiques, ni des mots étrangers, etc. Ses listes offraient la matière d'exercices pratiques d'une incontestable utilité, mais elles ne remplaçaient pas l’étude méthodique que fournissaient Servius et Diomède, et qui donnait la réponse aux nombreuses questions que soulève l'accent.

Bède a parlé incidemment de l'accent, à propos des syllabes médiales 3. Reproduisant presque textuellement un passage de Servius 4, il a conservé les deux termes de accentus correplus et accentus productus pour désigner la quantité. Il en parle encore à propos de l'interjection ÿ. Boniface a lui aussi parlé de l'accent, mais très brièvement, au début de son traité De caesuris 5,

Alcuin n’a parlé de l’accent qu'incidemment, soit en énumérant les parties de la grammaire ?, soit en nommant les accidents de la syllabe 8, soit pour distinguer les homonymes ?. Il définit l'accent comme Priscien, et distingue les trois accents : aigu, grave et circonflexe, en réservant pour eux le terme d’accentus. Il en renvoie l'étude à la métrique, « car, dit-il, on ne peut reconnaître les accents et les pieds que d’après les syllabes brèves et les syllabes longues 10 ». Comme Alcuin ne nous a laissé aucun ouvrage sur la métrique ni sur la quantité, nous ignorons s’il avait sur l'accent des vues particulières.

De ce qui précède, il résulte que, dans les monastères anglosaxons, on accepte, en ce qui regarde l'accent, la tradition des

- Voir par exemple col. 220 {ionique mineur). . Doct. gramm., p. ##2, note 1.

. De arte metrica {K., VII, p. 236). Cf. Thurot, Doct.gramm., p. 391, note. . De finalibus (K. IV , p. 451).

. Keil, VII, p. 241, d'après Audax (id., p. 361) q qu'il nomme. : Wilmänns (Hhein: Museum, XXII, p. 403).

M. 101, col. 858, d'après Priscien, De acc. (K., NT, p. 519); cette définition est assez générale pour s'appliquer à toute espèce d'accent. 8. Col. 856, d'après Priscien, Inst. Gr., I (K., p. 51. 9. Orth. (K., VII, p. 307).

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