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358 LA GRAMMAIRE CHEZ LES ANGLO-SAXONS — Il
grammairiens latins. On continue à attribuer théoriquement à l'accent latin la valeur d'une modulation et à distinguer l'accent circonflexe de l'accent aigu. L'absence d'un traité spécial et complet, écrit par un Anglo-Saxon, prouve que les maîtres de Grande- Bretagne se servaient uniquement des écrits de Priseien, de Donat ct de ses commentateurs.
Il nous reste à dire quelques mots des pauses. Ici nous n'aurons aucune peine à être bref : ni Aldhelm, ni Bède n'y font allusion et Alcuin ne parle des positurae que pour les définir !. Il est évident que, pour la ponctuation elle-même, les grammairiens saxons ont suivi le conseil de Cassiodore ?, et se sont servis de Donat qui lu a consacré un chapitre très clair 3. Ils y ont appris les pauses principales : distinctio, subdistinctio, media distinctio. Quant aux pauses secondaires, et surtout aux effet de ces repos sur la prononciation des syllabes finales de mots, membres de phrases ou phrases, ni Donat, n1 Priscien ne les enseignaient. Sans doute ils reçurent ces principes par l'enseignement oral.
Les traités de versification.
Nous avons jusqu'à présent passé en revue les parties de grammaire, dont une raison d'utilité directe a maintenu l'étude dans l'école. La connaissance de la déclinaison et de la conjugaison et, jusqu’à un certain point, celle des pauses, celle de l'accent, était indispensable. La versification ne semblait pas imposée par la force même des choses. Pourtant, en y regardant de près, on s'aperçoit que la science de la grammaire, au sens propre du mot, impli quait la connaissance de certains faits touchant à la versification. Je ne parle pas des homonymes distingués par la quantité ‘; ils se
4. Gramm. (M. 101, col. 858). Il en parle aussi Epist. 172 (Epist. Kar. aert, II, p. 28+). .