Pompée 2. V,p
sé VII, p. 243
. Id. ‘
6. Il est question des doubles chœurs dans Bède, Vila SS. Abb., I (M. 94, col.
+ Id.,p. 2+#. Sur cette disposition, voir L. Müller, De re metrica, p. 278.
380 LA GRAMMAIRE CHEZ LES ANGLO-SAXONS — I] ÿ
plaisent dans les acrostiches et dans les allitérations, ils s'ingénient à ramener le même son soit dans le vers, soit à la fin de plusieurs vers consécutifs. Sur les 1178 hexamètres attribués à Bède, M. Man:tius a relevé 173 vers léonins et 135 rimés d'une autre manière !. La proportion est la même dans Boniface ? ; ces pratiques donnent à leur versification un aspect tout particulier et tout moderne.
A l'étude de l’hexamètre, seul vers étudié par Aldhelm, Bède à joint celle du pentamètre $, pour lequel il adopte la scansion de Mallius Théodore #. Il cite, sans la partager, l'opinion des métriciens qui découvrent dans ce vers un mélange de dactyles, de spondées et d'anapestes.
Il a, en outre, étudié, mais sous une forme des plus succincte, les mètres* phalécien, saphique, tétramètre ïiambique catalectique, hexamètre fambique, anacréontique, tétramètre trochaïque. C'est une simple énumération. Pour chaque vers, Bède indique de quels pieds il est formé ; il cite un exemple, et c'est tout. Ces indications, si courtes qu'elles soient, suffisent pourtant pour montrer que, sur certains de ces vers, il n’a pas les mêmes idées que les poètes anciens. Ainsi le tétramètre iambique, dont parle Bède, est, à vrai dire, formé de deux dimètres 5. Comme modèle d'anscréontique 7, il cite la forme qui était la plus rare chez les Romains, celle où l’on rencontre régulièrement un anapeste premier 8. Dans le tétramètre trochaïque, Bède ? accentue le repos, que les poètes observent généralement après le second dimètre, et il considère la dernière syllabe comme indifférente. Les deux hémi-
. Gesch. der christ. lat. Poesie, p. 499, note. . Id., p. 507, note.
K., VIE, p. 2#2.
. K., VE, p. 590.
. K., VII, p. 234.
. Id., p. 256. Il suit Mallius Théodore (K., VI, p. 593). II ne cite que des modèles où la dernière syllabe du deuxième mètre est indifférente; de plus il admet seulement le spondée comme substitut de l’iambe aux pieds impairs. 7. K., VIE, p. 256.
8. Mallius Théodore, que Bède imite ici, recommande cette disposition (K, VI, p. 593).