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ITyÿmnum dicat turba fratrum, hymnum cantus personet, Cbristo regi concinentes laudes demus debitas.
stiches du septénaire forment ainsi deux vers distincts ; c'est une strophe constituée, dit Bède, « par deux petits vers, dont le premier a quatre pieds, le second trois pieds et demi ».
Bède introduit d'autres changements : il n'admet plus que les pieds de deux syllabes. Déjà, dans Mallius Théodore !, il y avait une tendance à proscrire les autres pieds ; le métricien ne semblait pas avoir des idées définitives à ce sujet ; il commençait par admettre le tribraque à toutes les places, sauf au septième pied ; mais, dans la suite, apparaissaient des restrictions, et Mallius finit par prescrire l'emploi très modéré du tribraque, comme du dactyle et de l'anapeste. Chez Bède, le tribraque est nettement proscrit, et il n’est plus question du dactyle ni de l'anapeste. Par contre, il admet le spondée à toutes les places de chaque dimètre, sauf à la troisième, Encore remarque-t-il que le spondée troisième se rencontre parfois dans le premier petit vers. Le mot parfois nous étonne ; rien n'empéchait plus de l'admettre à cette place : les deux hémistiches étant indépendants, l’alternance des pieds purs ‘et des pieds condensés n’était plus réglée par la place du dernier pied complet, le septième dans l’ancien septénaire. Le troisième pied du premier tronçon était donc libéré de toute contrainte; au contraire, le quatrième pied étant forcément pur, rien ne s'opposait à ce que le pied précédent admiît un spondée. On le voit, Bède offrait à ses disciples un mètre nouveau.
En dehors de la versification métrique, en dehors aussi des modeles classiques, les Anglo-Saxons étudiaient et pratiquaient les : vers rythmiques. Aldhelm y fait allusion dans le De laudibus virgiñitatis où l'on rencontre une strophe rythmique et rimée *, et nous avons de lui et de ses correspondants des pièces rythmiques à.
Bède a, dans un chapitre très court du De arte metrica, opposé les deux types de versification . Ce sont les hymnes ambrosiennes qui lui en fournissent l’occasion. Dans sa définition, empruntée presque textuellement à Palaemon, d'après Maximus Victorinus *, il souligne le caractère isosyllabique du vers rythmique 6. Bède dit